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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 20:05

 

 

Pas un jour ne passe sans que l’on n’entende (derrière le brouhaha créé par les vitupérations réciproques des candidats aux élections présidentielles, amplifiées par les caisses de résonance constituées par de     « journalistes »     (à 90% marqués à       gauche …) « les cercles autorisés » prédire une attaque imminente des installations nucléaires iraniennes par Israël.

 

C’est vrai, le gouvernement israélien (on oublie souvent qu’il est le résultat d’élections libres …) prend au sérieux les menaces iraniennes répétées par ses plus grandes autorités quant à leur décision « d’éradiquer Israël de la face du monde ». Certes, le monde occidental a l’habitude de croire qu’il s’agit, simplement, de postures exagérées pour faire peur à ses ennemis probables. Cependant, après une douzaine d’années (en réalité plus de deux douzaines d’années) le monde occidental comprend qu’en laissant l’Iran se doter d’un arsenal nucléaire c’est l’équilibre mondial qui sera menacé.

 

Une course à l’armement nucléaire commencera, les principaux protagonistes seront l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie – au moins au départ … Et cela dans une des régions du monde qui concentre l’essentiel des réserves connues d'hydrocarbures. En clair, le monde occidental, après des années d’atermoiements, après s’être laissé mené par le bout du nez par des iraniens rompus aux techniques idoines pour gagner du temps, il a compris que le problème dépasse largement le cadre d’un conflit que l’Iran souligne comme étant religieux (« tue le juif », dit le Coran et, surtout, pour que le Mehdi puisse venir et assurer une paix mondiale sous la bannière de l’islam). Dès lors, on se trouve dans une alternative simple : l’Iran, et ses dirigeants dont le fanatisme n’est plus à démontrer, disposera d’un armement nucléaire ou quelqu’un fera le nécessaire d’une manière militaire. Certes, il se pourrait aussi qu’une fois en possession d’une arme nucléaire, les mollahs décident de ne pas l’utiliser. Il s’agit cependant de jouer à la « roulette russe » avec des gens qui mettraient cinq balles dans le barillet du revolver ce qu’Israël n’a pas, vraiment, tendance à accepter. Israël a d’autant moins tendance a accepter cela que les exemples historiques ne manquent pas : la Chine de Mao disait dans les années 60 qu’elle pouvait supporter une attaque nucléaire car des 600 millions de chinois (population à l’époque) il resteraient quand même au moins 400 millions tandis qu’il n’y aurait plus d’Etats Unis … Et Staline pour lequel les trente millions de morts russes des années trente n’étaient que des statistiques, n’arrêtait pas de menacer le monde occidental d’une destruction nucléaire. Alors, quand les dirigeants iraniens disent qu’avec une seule bombe sur Tel Aviv il ne restera plus de juifs au Proche Orient (pas d’arabes musulmans non plus mais … ce sera des victimes collatérales …) tandis que l’Iran continuera à exister avec au moins la moitié de sa population actuelle (71 million) Israël tend l’oreille.

 

Pourtant, ce n’est pas le monde occidental qui se prépare à mettre fin aux velléités iraniennes par la force, il voudrait que ce soit Israël (à tout prendre, les Etats Unis) qui fasse le sale boulot. Regardons une comparaison rapide des deux pays :

 

Comparaison-Iran---Israel.jpg

 

C’est vrai, Israël avec une population dix fois plus petite que celle de l’Iran dépense plus de 6,5% de son PIB (env. 217 Mrds $ pour sa défense soit 1.200 €/ habitant/an tandis que l’Iran dépense 2,5% de son PIB (331 Mrds$) soit env. 75 €/habitant/an. Ceci veut dire, en clair, qu’Israël doit être mieux préparé pour une guerre que l’Iran. Et que le fait de disposer (selon les sources occidentales, jamais confirmées par les dirigeants d’Israël) d’un arsenal nucléaire et d’une capacité de première frappe (fusées) et de deuxième frappe (sous-marins) devrait rendre ce pays serein. Est-ce à dire que ce pays doit faire le sale boulot ?

 

Le gardien du monde, la seule super puissance actuellement, pourrait faire le travail. Comparez ce qu’Israël devrait faire pour arriver en territoire iranien :

 

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avec les bases militaires américaines au Proche et Moyen Orient :

 

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      Chaque étoile = base américaine … et BHO a eu le Prix Nobel pour la paix

 

Bien sûr Israël n’est pas serein. Surtout parce qu’à jouer au chat et à la souris comme le monde occidental le fait avec l’Iran n’est pas rassurant pour elle. Continuer comme on le fait aujourd’hui, on risque d’apprendre que l’Iran a la bombe un jour quand Tel Aviv disparaîtrait … Et peu lui chaut que ce jour là l’Iran cessera d’exister, quoi qu’ils en disent ses dirigeants …

 

Rien n’est clair dans ce qui se passe entre (a) la décision de l’Europe de ne pas s’en mêler quitte à jouer le sort d’Israël aux dés, (b) la volonté des Russes de laisser les occidentaux prendre des risques et supporter les conséquences, surtout, si elles se révèlent désastreuses pour eux, (c) la décision des Etats Unis de BHO de « jeter sous le bus » Israël dans la perspective d’un rapprochement définitif avec le monde musulman.

 

Alors ? Effectivement, il semblerait que la paix du monde est suspendue à la décision qu’Israël va prendre. Comme elle ne peut pas vivre avec une épée de Damoclès constituée par une arme nucléaire entre les mains de mollahs fanatiques (que le soldat No1 des Etats Unis, le Général Dempsey, considère comme « acteurs rationnels » …) il n’est pas exclu qu’elle fasse ce qu’elle a fait en 67 (guerre de six jours), à Entebbe, en détruisant l’Osirak (fourni par la France au dictateur sanguinaire Saddam Hussein) ou en détruisant le réacteur nord-coréen installé en Syrie (sans que personne ne sache comment cela a été fait) : prendre l’initiative et détruire toute ou partie du programme nucléaire iranien.

Mais sachant que le silence est d’or, ce pays suit le conseil de Tuco (Le Bon, la brute et le truand) : When you have to shoot: shoot. Don’t talk.

 

Et Israël ne parlera pas. Mais résumons :

 

  • la France «l’Iran avec la bombe, Iran bombardé »

  • l’Allemagne « la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’Allemagne » mais est le premier partenaire commercial européen de l’Iran ;

  • la Russie « premier fournisseur d’armes de l’Iran »

  • les Etats Unis (BHO) « toutes les options sont sur la table » mais n’arrête pas de tenter d’amadouer les mollahs en envoyant missive après missive au « guide suprême »

 

et tout ce beau monde (j’ai oublié la Perfide Albion) donne des conseils à Israël, conseils à travers lesquels on voit clairement qu’ils s’en fichent comme d’une guigne de son sort, comptables anxieux comme ils sont du nombre de barils de pétrole qui passent par le Detroit de Hormuz.

 

N’insultons pas l’avenir. L’élection présidentielle américaine verra peut être la fin d’un règne pendant lequel rien n’a compté que le monde musulman. Et peut être l’Oncle Sam reviendra à son chapeau ancien …

 

 

 

 

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Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 18:21

 

C’est drôle, le dernier texte mis en ligne s’occupait, essentiellement, de ce qui se passe au Proche Orient, pourtant la majorité des commentaires reçus a trait à la France. Et on peut soupçonner les préférences politiques des lecteurs qui ont réagi au texte en cause car deux questions posées prennent le pas pour la plupart : (a) pourquoi dites-vous qu’il s’agit d’un « ectoplasme, inconsistant » et (b) « qu’est-ce qui vous fait dire que son programme manque de sérieux ? »

 

A tous ceux qui m’écrivent je dois réponse. Allons-y.

1. FH n’a jamais rempli de fonction ministérielle ni participé à une quelconque action d’éclat au plan industriel, financier, culturel ou même de gestion administrative dépassant son propre budget personnel. A tel point que celle qui l’a connu le mieux, SR, de conserve avec Martine Aubry n’a pas arrêté de mettre en garde les militants socialistes, et par delà eux, la France entière, quant au fait qu’il n’était pas (et sans doute il n’est pas) un homme d’action déterminé quand il s’agit de prendre une décision importante. En charge du PS pendant presque dix ans, son crédo était simple : « faire la synthèse ». Faire la synthèse quand il s’agit des courants du PS … ne doit pas réclamer les mêmes talents que celui de diriger la cinquième puissance industrielle du monde qui, de plus, dispose d’un « bouton » nucléaire. Vu son cursus qui peut lui faire confiance pour prendre la décision imposée par « le coup de fil de trois heures du matin » ? C’est pour cela, en résumé, que l’on peut considérer FH comme un ectoplasme, inconsistant. Cela étant, notre pays se donne, de temps en temps, le droit de jouer avec son avenir à quitte ou double : cela donne les 14 années de Mitterrand, ses trois dévaluations (1981, 1982 et 1983 – réévaluation du DM et Florin), la retraite à 60 ans et le cortège de douceurs de l’état providence financées à crédit. Cela donne les 12 ans de J. Chirac dont le premier discours comme président affirmait qu’il ne touchera pas aux « avantages acquis » … et qui a laissé, en période de cohabitation, imposer les 35 heures qui ont ébahi le monde entier. Alors, après 26 ans d’immobilisme pendant lesquels l’appareil industriel français a été démantelé, en raison premièrement d’un coût du travail affligé par des charges sociales absurdes, quand le pays croule sous sa dette extérieure dont le service deviendra bientôt insupportable, eh bien, qu’à cela ne tienne il se prépare (selon les sondages) à élire un autre visionnaire dont les 60 propositions (il a fait un rabais de 45% sur les 110 propositions de F. Mitterrand de 1981 …) auront comme effet non pas de redresser la France mais, au contraire d’accélérer son déclin. FH inconsistant ? Regarder Georges Papandreou, leader socialiste grec, qui a gagné les élections il n’y a pas très longtemps avec un programme comme celui de FH. FH inconsistant ? Qui peut le prendre au sérieux quand il dit qu’il va « renégocier » un traité européen que la France va signer début mars ? Sans parler du respect qu’il suggère aux 16 autres cosignataires de la zone euros de montrer dorénavant à la signature de la France …

 

2. Je me suis infligé la lecture intégrale du programme de FH. Je ne mettrai en exergue qu’une petite sélection de perles qui, même pour ceux qui n’ont que des notions élémentaires d’arithmétique, posent problème.

  • une proposition « forte » (je ne discute pas sa justification, uniquement son coût) consiste dans « l’embauche de 60.000 enseignants, 12.000 chaque année du quinquennat » ; au départ (duel télévisé avec Martine Aubry), il s’agissait d’un coût total de 1,9 Mrd d’euros ; depuis quelque temps le coût est indiqué « 500 millions d’euros par ans, donc 2,5 Mrds au bout du quinquennat » que vous avez dû entendre, à profusion chaque fois que les radios et les télévisions lui ont donné la parole ; arithmétique : si 500 millions première année, la deuxième aura à supporter 500 millions pour les 12.000 enseignants embauchés la première année et 500 millions pour ceux de la deuxième année donc 1 Mrd : continuez et vous trouverez un coût pour le quinquennat de 7,5 Mrds d’euros, trois fois plus que ce qu’il raconte ; personne autour de lui pour lui expliquer cela ? le président de la commission de finances de l’Assemblée Nationale ou le président de la Cour des Comptes, les deux socialistes pur sucre et en même temps compétents ? Une seule conclusion : coupable (car il ment) ou incapable (car il ne sait pas de quoi il parle) ;

  •  

  • pour « accompagner la croissance » il annonce des mesures (pas de jugement de valeur sur ce qu’il met en avant – les emplois jeunes, le contrat génération, etc.,), d’un coût de 20 Mrds d’euros qui sera financé par des augmentations d’impôts « surtout sur les plus riches » de 29 Mrds d’euros, la différence étant utilisée au désendettement du pays ; regardons, voir : les 29 Mrds seront composés de 17,3 Mrds d’augmentations et prélèvements divers sur les entreprises (cela réduira le coût du travail déjà insupportable …) et de 11,7 Mrds d’euros sur les familles dont 11 Mrds en rabotant les niches fiscales pour être obtenus avant le 31.12.2013 (engagement auprès de Bruxelles de revenir au 3% de déficit annuel) ; mais augmenter les charges des familles devrait se faire, aussi, par la modification du quotient familial : valse hésitation, on ne sait pas que croire, sera modifié ou pas ? c’est quand même important car il s’agit de prendre aux « plus riches » 700 millions d’euros par une tranche supplémentaire de 45% « au-dessus de 150.000 € par part » alors, modification du quotient ou pas ? La solution dans le prochain numéro … Quoi qu’il en soit, comparez les 700 millions avec notre dette de 1.700 milliards (sans compter les provisions pour les retraites de fonctionnaires …) ; alors, coupable (car il ment, il a peur de prendre aux riches car, on l’a déjà vu, les départs vers la Suisse ou la Belgique ou vers Londres commencent à faire peur) ou incapable (car le jeu ne vaut vraiment pas la chandelle »

  •  

  • mais il faut faire feu de tout bois : il va prendre 2,6 Mrds sur les avantages sociaux de l’épargne salariale (8 millions de salariés qui disposent d’un intéressement dans leur société) et 3,2 Mrds d’exonérations sur les heures supplémentaires ; là il s’agit d’idéologie pure : les socialistes n’en veulent d’aucun à côté aux salaires (pas d’intéressement, pas de stock options – devenu un mot obscène …) et, surtout, en vertu d’une idée absurde, pas d’heures supplémentaires (car il faut « partager le travail », justification des 35 heures …) ; prendre aux riches ? les salariés ? C’est vrai, FH disait, encore il y a quelques années « je hais les riches » et quand on lui a demandé « à partir de quel niveau on est riche » il a répondu « à partir de 4.000 € » (sous entendu par mois, revenu individuel) ; savez-vous que ses émoluments actuels sont de 30.397 €/mois dont une partie défiscalisée ? Ce n’est pas étonnant, dès lors, de le voir montrer sa magnanimité en disant « je réduirai le salaire du président de la république de 30% » sans dire que ce salaire est déjà 30 % inférieur au sien … ; prendre aux riches ? Soyons sérieux, il va prendre aux mêmes, les membres des classes moyennes qui constituent 10% du total des foyers fiscaux mais supportent 50% du total de l’IRPP ! Coupable (car il ment, il sait que ce qu’il faudrait faire c’est renoncer à l’absurdité bien française qui fait que 50% des foyers fiscaux ne sont pas assujettis au IRPP) ou incapable (si, d’aventure, il ne sait pas ce qui se passe en France et en Navarre) ;

  •  

  • il prévoit l’augmentation du taux de prélèvements obligatoires de 45,1% en 2012 à 46,9 en 2017 – en apparence une augmentation de 1,8% du taux mais … le diable est dans les détails ! Comme il indique un taux de croissance du PIB qui va de 0,5% en 2012 et à 2,5% sur les trois dernières années du quinquennat, l’accroissement de 1,8% du taux de prélèvements obligatoires représenterait un surcroît fiscal de 14% du PIB de 2012 à 2017 ! Et si la croissance n’est pas au rendez-vous (c’est déjà vu car tous les gouvernements, de droite et de gauche l’ont attendue comme on attend Godot …) et bien, on voit qu’il est coupable (car il ment en ne disant pas tout) ou incapable (car il ne mesure pas ce que, réellement, le pays aurait à subir).

oooo

 

Epigone de François Mitterrand, comme lui, il veut vendre à la France l’idée du partage (car la solidarité s’impose …), un pari sur une croissance que personne ne voit se dessiner à l’horizon et des évaluations (dans un sens ou dans l’autre) que rien ne vient corroborer.

 

« Ectoplasme inconsistant », vendeur d’illusions, élu à la présidence de la république il n’aura certainement pas une année devant lui avant d’appeler à l’aide Christine Lagarde et le FMI, comme G. Papandreou l’a fait avant lui. Mais Papandreou l’a fait avec le parti socialiste grec, FH va tout faire tout seul : lisez son programme, vous trouverez 182 fois « JE ».

 

Certes le pire n’est jamais sûr mais … le scénario le plus probable devant nous, si nous nous payons « le voyage Hollande » est l’arrivée du FMI et la descente aux enfer de ce beau pays de France.

 

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 Son « pote » qui votera pour lui                        Ici on vend du poisson frais …

 

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Crédible ? Allons … il n’a jamais gagné un euro autrement qu’en émergeant au budget de l’état, d’une collectivité territoriale ou de son parti …

Par martin - Publié dans : France
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 11:23

 

 

Accrochés aux radios et au télévisions qui nous font vivre, par anticipation, l’élection d’un ectoplasme inconsistant promettant « une autre politique, juste, prenant aux riches pour donner aux pauvres … et autres ejusdem farinae » mais soutenu par les deux ou trois partis trotskistes qui survivent encore et par la « secte » du Colonel Fabien dont le secrétaire général a été nommé pour des raisons héréditaires, nous n’avons plus la capacité de voir ce qui se passe dans un des endroits du monde devenus le plus important sujet de géopolitique.


Ce dont il est question c’est de constater la présence de trois approches visant la destruction du seul pays démocratique (j’aurais voulu dire « civilisé » mais se référer aux civilisations1… n’est plus en odeur de sainteté depuis récemment …) de la région : (a) la plus rapprochée – celle des « partenaires pour la paix » i.e., M. Abbas, (b) à moyenne distance celle de certains pays européens (Suède et Norvège, en premier lieu, mais loin d’être seuls en Europe) et (c) au loin, le pays de mollahs qui a inscrit sur le frontispice de sa politique étrangère l’ardente obligation de la destruction de l’état juif, Israël.


(a) Seul peuple dans l’histoire du monde à « lutter » pour l’établissement d’un état que lui même a rejeté six fois (Commission Peel dans les années 30, partage de la Palestine en 1947/8, traité de paix israélo-égyptien en 1977, Camp David 2000, paramètres Clinton – Taba 2001 et projet Olmert en 2008), il n’arrive pas à faire comprendre au monde entier que ce qu’il veut n’est pas un état à soi mais l’état qui s’appelle Israël : soit par sa destruction démographique soit par sa conquête militaire. Les palestiniens n’arrivent non plus à comprendre que ce qu’ils veulent n’est ni à leur portée ni à celle de ceux qui les soutiennent. Et, comme disait Abba Eban, « ils ne ratent pas une occasion de rater une occasion » : en refusant dernièrement des pourparlers de paix avec Israël sous la pré-condition fallacieuse de « l’arrêt de constructions en Judée et Samarie » et en répétant, ad nauseam qu’ils ne reconnaîtront jamais le caractère juif de l’état nation des juifs, Israël, ils sont en train de démontrer au monde entier que la solution « deux états pour deux peuples » n’est pas de mise. Et plus le temps passe, moins de chances ils auront à avoir leur état … Et ils feront quoi ensuite ? Peut-être quitteront-ils le Proche Orient comme les arabes ont fait partir les chrétiens du Liban, de l’Irak et … même de Bethleem ! En attendant, les « modérés » du Fatah se rabibochent avec les terroristes du Hamas, voué, lui, corps et âme, ouvertement, à la destruction d’Israël, devant un monde occidental ébahi qui ne sait plus à quel saint se vouer … sauf à se déjuger, une fois de plus, en renonçant aux trois conditions sine qua non pour tout « gouvernement » palestinien : renoncer à la terreur, reconnaître Israël et accepter tous les accords conclus par Israël avec l’OLP et l’AP.

 

(b) parlons-en du monde occidental – les tentatives visant le boycott des produits israéliens apparues premièrement en Suède et Norvège d’une manière ouverte, se diffusent de plus en plus surtout dans les pays qui, naguère, n’avaient rien fait pour défendre « leurs » juifs de la barbarie allemande ; certes, on oublie que si on veut boycotter les oranges et les avocats israéliens on devrait aussi boycotter les ordinateurs dotés de wifi (Centrino d’Intel crée, développé et fabriqué en Israël), les téléphones portables, les équipements militaires comme les drones, les casques de combat des pilotes d’avions supersoniques, la protection des avions civiles contre les tirs de missiles2, les mesures actives pour la protection des véhicules blindés et un tiers de médicaments génériques vendus en France, le tout d’origine israélienne ! Content de subvenir aux besoins des palestiniens (« réfugiés » après quatre générations …) le monde occidental (essentiellement les Etats Unis et l’Europe) en faisant d’eux les récipiendaires de la plus grande aide par tête (environ 1.000 $/an) s’enfiche comme de l’an quarante de savoir que (enquête d’opinion récente) 66% des palestiniens acceptent la solution « deux états » seulement comme première étape avant la disparition d’Israël ou que 73% d’entre eux sont d’accord avec le précepte islamique selon lequel, un jour, tous les juifs seront tués …   


Alors ? Faut-ils croire l’allié américain quand (vu l’élection présidentielle qui s’approche) il jure être garant de la sécurité d’Israël mais n’arrête pas de « tendre la main » aux mollahs depuis quatre années et fait des Frères Musulmans son interlocuteur principal dans le monde arabe ? Ou Madame Merkel qui, la main sur le cœur, dit que la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’état allemand mais … laisse ses industries devenir le principal partenaire commercial de l’Iran avec des produits « à double usage » (civil et militaire) ? Ou même la France qui assure qui veut l’entendre quelle ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël ?


Ecoute Israël ! Dès que la première bombe atomique de l’Iran (que tous ces pays lui permettent d’avoir vu leur manque de volonté à s’y opposer) tombera sur Tel Aviv, ils viendront à ton aide ! Des bateaux hôpitaux en rade de Haiffa et d’autres pour évacuer des survivants miraculés, s’il en reste …


(c) et puis l’Iran – au moins ce pays ne tourne pas au tour du pot : depuis 1979 et l’avènement de la « république islamique » de Khomeiny l’Iran n’a cessé de prôner l’éradication d’Israël de la carte du monde. Et pour tous ceux qui pensent que le temps arrange les choses (ils sont nombreux à considérer que les menaces de l’Iran, du Hezbollah et/ou autres Hamas ne sont que des paroles verbales et que, tous comptes faits, il suffit d’attendre et faire preuve de générosité pour qu’elles changent …), depuis 2005 et son fameux discours, le clown Ahmadinejad répète à satiété ce que Khomeiny a inscrit en lettres de feu dans la politique étrangère de l’Iran : « Israël doit être rayé de la carte ». Voilà plus d’une vingtaine d’années depuis que l’Iran joue au chat et à la souris avec le monde occidental au sujet de son programme nucléaire militaire lancé en violation de ses obligations de signataire du traité de non prolifération nucléaire. Plus de 20 ans perdus (pas pour l’Iran …) en discussions stériles doublées de sanctions qui « vous allez voir, seront terriblement efficaces … », période pendant laquelle, à répétition, l’Iran prend l’initiative tous les deux ou trois ans et fait de « nouvelles propositions » … qui, discutées pendant quelques années ne font pas avancer les choses d’un iota. Mais pendant ce temps, le locataire de la Maison Blanche, Prix Nobel de la Paix (on n’arrête pas à se demander pourquoi …) a pris l’initiative de provoquer une réunion internationale pour raffermir les stipulations du traité de non prolifération nucléaire et … demande à Israël d’en devenir membre ! Au seul pays au monde menacé de disparition par des fanatiques religieux en quête d’un Graal atomique, pays ayant une superficie égale à 0,5% des territoires du monde arabe, seul parmi 23 pays arabes et 57 pays musulmans dont le seul facteur de cohésion, à part l’islam, est la haine du juif, on demande de renoncer à son arsenal (supposé) de moyens nucléaires militaires …

ooooo


Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il n'y a que deux catégories de gens dans le monde : ceux qui (ouvertement ou pas) veulent voir la disparition de cet état des juifs, et des juifs eux-mêmes, et ceux qui, tout en ignorant les raisons de la survie et de l'existence de ce peuple après deux diaspora (Babylone et Rome) et deux millénaires de persécutions ayant culminées avec la Shoah, n'entendent pas lui faire défaut dans sa défense. Aucune tentative des uns vers les autres n'a réussi, jusqu'ici, à accorder les deux positions, il est fort peu probable que l'on réussira à l'avenir. La tentation de la neutralité doit être prise en compte mais … elle ne change pas substantiellement la compréhension du sujet.


Dès lors, rien de mieux que de se souvenir du 614-ème commandement de la liturgie juive (E. Fackenheim) "Thou Shalt Not Give Hitler a Posthumous Victory" qui est aujourd'hui, peut-être, plus important que tous les autres. Comme de rappeler le passage de la Haggadah lu à la Pâque juive, tous les ans, depuis des millénaires : « Il n'y pas eu qu'un seul tyran qui ait essayé de détruire le peuple d'Israël, dans chaque génération des tyrans se sont levés pour tenter d'en faire autant »


Les derniers - Hitler, Nasser, Arafat et maintenant le clown dangereux Ahmadinejad ...


1 « Si tout se vaut, le cannibalisme n’est qu’une question de goût culinaire ». (L. Strauss).

2 Elbit C Music : http://www.youtube.com/embed/uVlERTFVSpo?rel=0

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 16:34

 

Même Dieu ne peut modifier le passé mais

les historiens le peuvent.

 

L’épigone de l’empire ottoman, « islamiste modéré » qui est en train de détruire les fondements laïques et démocratiques de la république née de la volonté de Kemal Atatürk, après avoir gagné des élections parlementaires deux fois va tenter de changer la constitution pour accéder (peut-être à vie …) à la fonction suprême. A laquelle il a fait nommer, il y a quelques années, un de ses complices : qui a copié sur qui ? Poutine sur Erdogan ou vice-versa ?

 

Mais sa volonté ne se résume pas à faire revenir la Turquie au califat. Il a comme ambition de reconstituer l’empire ou, à tout le moins, chevaucher le monde arabo-musulman pour redevenir le décideur d’une région qui va du Golfe Persique aux confins de l’Atlantique. Pour cela, le régime avait inventé une politique simple : zéro problèmes avec les voisins proches ou éloignés. Elle était censée amadouer tous les pays arabes du pourtour de la Mare Nostrum avant d’aller plus loin. L’existence d’Israël au beau milieu des pays musulmans du pourtour de la mer posant problème, il a utilisé toutes les occasions pour se détacher de ce pays, ancien allié, depuis des dizaines d’années. Jusqu’à y compris le menacer d’un guerre … La mise en place de la politique évoquée était en progrès quand, patatras, des convulsions de type « jacquerie » se sont déroulés dans des pays arabes sur le pourtour de la Méditerranée. Convulsions, très rapidement, considérées par le « politiquement correct européen » comme des révolutions démocratiques, les choix des rappels ne manquant pas mais le plus utilisé étant « c’est 1989, l’implosion du système socialiste de l’Est européen ».

 

En un temps record la politique « zéro problèmes » s’est transformée en « plein de problèmes » avec pas mal de pays : laissons de côté Israël mais la Syrie voisine (plus de 5.000 morts à l’actif de M. Asad, ami intime de M. Erdogan car ils passaient des vacances ensemble …) devenue un tonneau de poudre ; menace d’attaque par l’Iran dès que la Turquie (membre de l’OTAN …) a accepté la demande américaine d’installer un radar sur son territoire (tout en refusant de partager avec Israël les informations pouvant être obtenues) ; menace de guerre contre Chypre (et, partant, contre la Grèce, un autre membre de l’OTAN …) car s’opposant à l’exploitation de champs gazifières découverts par Israël et Chypre après des travaux de prospection multi-annuelles ; rupture diplomatique avec l’Arménie (car la Turquie n’a jamais mis en place la « commission historique jointe » pourtant promise pour faire lumière sur le génocide turc des arméniens en 1915) ; et, pour finir en beauté rupture diplomatique avec la France interdite dorénavant de survoler le territoire turc ou de faire accoster des bateaux de guerre dans les ports turcs. Ce qui est, cependant, curieux voire incompréhensible c’est le fait que l’administration BHO s’est acoquiné avec la Turquie de M. Erdogan en lui concédant un rôle majeur au Proche Orient bien que contradictoire avec la relation (auparavant) d’alliance avec Israël.

 

L’ami turc a essayé de prendre pied en Tunisie, en Lybie et en Egypte tout au long de l’année 2011. Il a jeté aux chiens, rapidement, le Ben Ali et le Moubarak mais seulement en fin de compte son ami Kadhafi qui lui avait décerné en 2010 « Le prix Kadhafi des droits de l’homme» (vous avez bien lu, ce n’est pas une galéjade …). Il a cru, comme les jean-foutre européens, que les jacqueries arabes allaient lui donner la possibilité de montrer un modèle « d’islam modéré soluble en démocratie ». Il n’a pas cru (comme l’Europe ou l’Amérique n’ont pas cru) que les Moubarak, Ben Ali voire Kadhafi avaient raison quand ils disaient être le rempart face aux islamistes. Et lui, comme tous les autres, ont eu à déchanter : gouvernement islamiste en Tunisie, majorité de 2/3 pour les islamistes (Frères Musulmans et Salafistes) en Egypte pour ne pas parler de la Lybie ou la première déclaration du « président du comité transitoire » (adoubé par BHL et, naturellement, par Nicolas Sarkozy) a annoncé la couleur : l’instauration de la charia …

 

Mais ce que la Turquie fait avec les pays arabes c’est son affaire (en oubliant qu’elle fait partie de l’OTAN et qu’une solidarité minimum est de mise entre les pays de l’alliance). Mais ce n’est pas son affaire quand il s’en prend à la France : menaces et chantages avant la discussion d’une loi par l’Assemblée Nationale, « représailles » politiques, militaires et, probablement, commerciales après la décision des représentants du peuple français de rendre pénalement répréhensible toute négation d’un génocide. Le sieur Erdogan n’aurait rien eu à dire s’il s’agissait de la Shoah ou du Cambodge ou du Rwanda mais … parler du génocide arménien, non ! Et il aurait eu la même réaction si on parlait des dizaines de milliers de Kurdes qu’il fait assassiner ou de l’occupation de la moitié du Chypre (5.600 chypriotes grecs morts et 160.000 personnes déplacées ayant fait place à une force d’occupation qui aujourd’hui encore dénombre 35.000 soldats) depuis bientôt 40 ans à l’encontre de toutes les résolutions de l’ONU (contraignantes …). Ou du fait que des centaines de milliers de grecs orthodoxes qui vivaient en Anatolie il n’en reste même pas un. Mais, naturellement, il ne manque pas une occasion de parler de « l’occupation » israélienne de Gaza (d’où Israël est partie il y a cinq ans …) ou des territoires disputés depuis 1967 et que lui, comme l’Europe, voudraient voir se transformer en un 22ème état musulman, si possible, en éradiquant par là même l’Etat Juif. Mais, les bien pensants de l'Occident sont toujours indifférents à l'épuration ethnique des non-musulmans, quand ils ne la soutiennent activement, comme au Kosovo.

 

Monsieur Erdogan ? C’est « (l’ir)résistible ascension d’Arturo Ui ». Un ancien vendeur de voitures, bateleur de foire, auteur présumé d’une pièce de théâtre inspirée des « Protocoles des Sages du Sion », ayant fait de la prison pour avoir insulté (trahi ?) la République Turque, manœuvrier politicien ayant réussi à démembrer le haut commandement militaire turque (garant de la laïcité du pays depuis Kemal Atatürk) en voilà un qui n’a pas froid aux yeux. Menacer la France ? Pour qui se prend-t-il ? Il devrait s’occuper à temps complet pour que son peuple (mortalité infantile de 25/1000 naissances normales soit quatre fois plus qu’en Israël …) ait suffisamment de baklava et de halva … pour adoucir son sort de pays en voie de développement qui, pour l’instant, s’en sort en ayant crée une énorme bulle immobilière !

 

Et c’est devant un tel personnage que les majors de nos élites, de droite et de gauche, trouvent moyen de s’excuser … Cela fait vomir que d’entendre Alain Juppé dire « à titre personnel, considère la loi votée comme non opportune » et l’ectoplasme inconsistant de gauche, je veux dire le « normal » François Hollande, dire que « l’on aurait pas dû voter la loi car manœuvre électorale de Nicolas Sarkozy » En oubliant que les députés socialistes l’ont votée presque tous …

 

Résumons : un personnage indigne de représenter un peuple (encore, que … chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite …), en train de rater le rayonnement de son pays, allant à l’encontre de ce qui faisait perdurer la paix sur le pourtour de la Méditerranée, trouve dans notre pays, parmi ceux qui -un jour- pourraient le diriger, des voix pour, en somme, l’approuver. Fût un temps quand cela s’appelait la trahison (… des clercs …).

 

Mais, en paraphrasant Caton le Censeur … il faut détruire Israël. Car Israël est l’ennemi, non pas le jihad ou l’impérialisme islamique.

Et tout le monde s’y met : BHO, directement ou via M. Erdogan, l’Europe qui n’a pas de mots trop durs pour ce pays tout en laissant passer sans réagir le vrai danger pour elle, à l’extérieur l’Iran et à l’intérieur la démographie galopante des populations d’origine musulmane. Et en laissant ses historiens apporter les preuves de l’absence de relation entre le peuple juif et le territoire duquel les musulmans (avec l’aide de tous ceux qui veulent bien les aider – Norvège, Irlande, Islande les premiers …) veulent l’expulser de nouveau … comme les perses, comme les Romains l’on fait dans d’autres temps

 

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Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 11:55

Do the Palestinians really support a two-state solution ?

 

The region we now call the Middle East is an elaborate mosaic. Among its peoples are the Arabs, denizens of the desert who became great conquerors and colonists. The Persians possessed a mighty empire in antiquity — and will again if Iran’s current rulers have their way. The most vibrant city of the Turks is Istanbul, the Christian capital known as Constantinople until it fell to Sultan Mehmed II in the 15th century. The Middle East also is home to such ethno-religious groups as Maronites, Druze, and Alawites; to powerful clans such as the Hashemites and the House of Sa’ud; to Kurds, a nation without a state, and to Jews, reestablished as a nation in their ancient homeland.

The other day, Newt Gingrich waded into this historical labyrinth, setting off a minor brouhaha by noting that only recently did Arabs on the eastern shore of the Mediterranean claim to constitute a distinct nation called “Palestine” — the name given to the area by Imperial Rome. On this basis, he referred to Palestinians as an “invented” people.

The accuracy of his statement is beyond dispute. In the wake of the Second World War, when the United Nations recommended partitioning Palestine into two states, it did not use the term “Palestinian” to refer to Arab-speaking residents. At that time, pan-Arabism, the idea of forming a single, united Arab nation, was far more compelling than any parochial identification. The question was how to divide what, for 400 years, had been a corner of the Ottoman Empire between the Arabs of Palestine and the Jews of Palestine. Of the two, the latter were, at that time, more commonly referred to as Palestinians. Their newspaper was the Palestine Post (now the Jerusalem Post), their contributions to the performing arts included the Palestine Orchestra (now the Israel Philharmonic), and their American-based charitable organization was the United Palestine Appeal.

From 1948 until 1967, Gaza and the West Bank were under Egyptian and Jordanian control respectively. No serious demands for a Palestinian state were heard. Only after Israel took possession of those territories in a defensive war against Egypt, Jordan, and other Arab states did Palestinian nationhood become the central issue in what had been, until then, the Arab- Israeli conflict. 

Gingrich was attacked from many quarters, among them the New York Times, where foreign-affairs columnist H. D. S. Greenway acknowledged that the former Speaker “is right that there has never been a state called Palestine” and that “Palestinian nationalism grew up as a mirror image of Israeli nationalism.” So what’s the problem? Greenway charges that Gingrich intended to “imply that the Palestinians are not worthy of a country of their own.”

Gingrich insists he meant no such thing. Anyone familiar with his thinking would not doubt that. After all, Americans are an invented people. Can you imagine Gingrich arguing that makes Americans less worthy of nationhood than, say, the Japanese?

Like most of us, Gingrich favors a two-state solution similar to the one the Palestinians were offered in 1948 and at Camp David in 2000. In these and other instances, the Palestinians said no. What does that imply? Perhaps that Palestinians — or at least those who lead them — are themselves insufficiently nationalistic.

That’s indisputably true of Hamas, the Iranian-backed Muslim Brotherhood group that rules Gaza. The Hamas Covenant invokes “the best nation that hath been raised up unto mankind.” But that nation is not Palestine. It is the Islamic nation which is to be revived as a caliphate, an empire of which Palestine would be only a province.

The Hamas Covenant asserts without equivocation that “the Palestinian problem is a religious problem,” adding that there can be “no solution . . . except through Jihad. Initiatives, proposals and international conferences are all a waste of time and vain endeavors.” As for Israel, the Covenant minces no words: “Islam will obliterate it, just as it obliterated others before it.”

Okay, but what about Hamas’s rival, Fatah, and the Palestinian Authority? In recent years, Western diplomats have placed much hope in Palestinian Authority prime minister Salaam Fayyad, who, I think it fair to say, has made a serious attempt to build institutional and economic foundations upon which an independent and viable Palestinian state might rest.

But as my colleague Jonathan Schanzer last week pointed out in Foreign Policy magazine, Palestinian Authority president Mahmoud Abbas has been methodically undercutting and marginalizing Fayyad. And Washington, Schanzer observes, instead of providing Fayyad “the support he needs to weather the storm, has chosen to stand on the sidelines.”

It gets worse. Abbas has been refusing to meet with Israelis until and unless they make major concessions in advance. Over the weekend, Khaled Abu Toameh, the distinguished Israeli (and Arab and Muslim) journalist reported that, in addition, “Abbas’s Fatah faction has declared war on all informal meetings between Israelis and Palestinians.” The Abbas/Fatah objection to such meetings, Toameh reports, is that they promote “the culture of peace” and are designed to “‘normalize’ relations between Israelis and Palestinians.”

Despite all this, there are many people who persist in the belief that the main obstacle to settling the Israeli-Palestinian conflict is Israeli intransigence, the unwillingness of Israeli leaders to “take risks for peace.” Such delusions are perhaps unavoidable when a “peace process” is predicated not on verifiable history and observable reality but on myth, wishful thinking, and willful blindness.

What would be an alternative? To say straightforwardly to the Palestinians: “If you want to develop as a nation and live in a state of your own, we will help you. But our support is not unconditional: You must be willing to compromise. You must be willing to make peace with the Israelis, who will be your neighbors. If, however, it is not Palestine to which you are committed but to a new anti-Western caliphate, and if building a Palestinian state is less important to you than ‘obliterating’ the State of Israel, we’re going to leave you on your own.”

What happens after that would be for Palestinians to decide and history to record.

— Clifford D. May is president of the Foundation for Defense of Democracies, a policy institute focusing on national security and foreign policy.

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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