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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 12:28


 

 

Le Canard Enchaîné du 6 octobre (avant que Charlie Hébdo se fasse détruire les locaux comme punition pour le crime de lèse majesté à l’adresse du prophète) nous apprenait que NS « estimait que parler d’Etat Juif est stupide » Bon, il ne se souvenait, sans doute pas, que le partage décidé par l’ONU en 1947 devait se faire entre un « état arabe » et un « état juif ». Il faisait semblant de ne pas avoir su qu’Israël, par la voix de son premier ministre avait maintes fois déclaré « Tant que les palestiniens n’accepteront pas de reconnaître Israël comme Etat Juif, il n’y aura pas d’accord de paix ». Il faisait semblant ne pas avoir compris que la tentative des palestiniens de se voir admettre comme « état » par l’ONU sans qu’il y est accord avec Israël, n’avait pas comme raison majeure le non arrêt des constructions en Judée et Samarie mais bien de contourner la condition essentielle de tout accord de paix.

 

Mais … s’étant qualifié, lui-même, de « meilleur ami d’Israël » les uns et les autres ne se sont pas arrêtés sur si peu de choses. D’autant plus que, pendant des semaines, le Quai d’Orsay déconseillait aux palestiniens d’essayer d’être admis (bien qu’il n’y a pas d’état palestinien et qu’il n’y avait jamais eu un tel état) par l’UNESCO. Mais, deux choses sont venus troubler les esprits et, certaines chancelleries : la France faisait volte face et votait pour l’admission de « l’état palestinien » à l’UNESCO sans prévenir ses partenaires et, cerise sur le gâteau, son président qualifiait dans un aparté privé avec BHO de « menteur » le premier ministre d’Israël.

 

Monsieur le Président, vous avez menti à répétition, ce qui précède ne constitue que la première partie de votre posture mensongère.

 

En effet, il y a trois jours notre président recevait une délégation du Conseil Juif Mondial. Par déférence pour sa fonction, les membres de la délégation ont l’élégance de ne pas ouvrir le débat sur « Netanyahu, menteur ». Mais on peut comprendre leur stupéfaction quand ils entendent NS leur dire (a) « le leadership palestinien doit accepter totalement le principe de deux états pour deux peuples en reconnaissant qu’Israël est l’état national du peuple juif » et (b) que «pendant toute sa vie politique il avait défendu Bibi »

 

Monsieur le Président, vous mentez tellement souvent que l’on ne sait plus quand vous dites la vérité. Et quand de plus vous voulez faire croire que « La France sera toujours solidaire d’Israël contre un Iran qui veut la détruire en préparant des armes nucléaires » n’essayez même pas de vous plaindre que personne ne le croit. Surtout pas Israël, surtout pas Netanyahu que vous avez traité, sans raison (apparente) de menteur.

 

Comment peut-on croire quelqu’un qui, à peine élu (mai 2007) va rendre visite au « Colonel – Guide » en Libye. Soi-disant pour lui vendre des Rafales (que personne ne veut acheter) et de centrales nucléaires. Qui ensuite l’invite à Paris et le laisse dresser une tente à deux pas de l’Elysée et se faire servir et garder par ses « 40 Amazones » lourdement armées. Et qui cette année vient de présider à son assassinat par des « révolutionnaires » (n’est-ce-pas BHL ?) commandés par des anciens de Al Qaida qui « libèrent la Libye du tyran »? Certes, personne ne versera des larmes sur le sort du Colonel. Mais, notre président nous a menti sur « l’amitié indéfectible de la France et de la Libye » et sur les affaires mirifiques que la France allait faire avec la Libye. Et comme c’est seulement avec des dictateurs honnis que la France peut faire des affaires pour vendre des armements, mettez-vous à la place du Roi de l’Arabie Saoudite ou de l’Emir du Qatar …

 

 

Khadafi---Sarkozy.jpg

Comment peut-on croire quelqu’un qui non seulement rend visite au dictateur (devenu président d’une république par voie héréditaire …) syrien en 2008 et l’invite à plusieurs reprises à Paris, en particulier pour assister à une parade de 14 juillet et quand ce dictateur sanguinaire est sur le point de refuser (attendez …) le diplomate français qui lui apporte l’invitation lui dit (au nom du président …) « Nous ne ferons pas de la question des droits de l'homme une condition »

 


Assad-Paris.jpg

 

Il est bien le Bachar ...14 juillet 2008 sur les Champs Elysées, avec un autre grand ami – Moubarak, et cour de l’Elysée en décembre 2010 – c’était hier …

Comment peut-on croire quelqu’un qui condamne aujourd’hui les tueries de son « ami Bachar » (plus de 3.500 morts depuis le commencement des révoltes) quand on écoute Bernard Kouchner : « Quand on lui expliquait que c'était un tyran de la pire espèce, Sarkozy répondait : «Bachar protège les chrétiens et avec une femme aussi moderne que la sienne, il ne peut pas être complètement mauvais» ». Comment peut-on croire quelqu’un qui a sorti ce (in)digne descendant d’un père assassin de plus de 20.000 personnes (Hama, 1982) de son statut de paria (traité comme tel même par les dirigeants des « frères arabes ») pour le faire accepter dans le monde civilisé tout en sachant qu’il était responsable de l’assassinat de Hariri au Liban et qu'il avait lancé un projet caché d’armement nucléaire ? Circonstance aggravante, la France de Nicolas Sarkozy, si sourcilleuse sur ce point à l'égard de l'Iran, ferme les yeux en toute connaissance de cause. « Dès le début, nous connaissions l'existence de la centrale atomique d'Al-Khibar, avant même qu'elle ne soit, en septembre 2007, bombardée par les Israéliens. La preuve : nous avons même donné des photos à l'Agence internationale à l'Energie atomique », confie un haut responsable français. 

 

Comment peut-on croire ? Non, on ne peut pas croire. Monsieur le Président, vous nous avez menti et vous continuez de le faire.

 

Pourquoi ? Serait-ce parce que la France compte aujourd’hui 10/12% de musulmans dans sa population ? Parce que 25/30% des nouveaux nés en France sont nés de parents musulmans ? Parce que, selon toute probabilité, Marseille aura une majorité musulmane en moins de 20 ans ? Serait-ce pour cela que vous ne pouvez pas faire autrement que d’agonir d’insultes le premier ministre d’Israël car vous êtes à la tête d’une France proto-islamique ?

 

Dans moins de 200 jours aura lieu le premier tour des élections présidentielles. Certes, quand on voit que le candidat de la gauche (gauche qui a échoué dans sa tentative de propulser à la tête du pays un maniaque obsédé sexuel) est une sorte d’ectoplasme qui compte sur le rejet du sortant pour être élu, on réfléchit pour qui voter.

 

Monsieur le Président, ceux qui à 80% ont voté pour vous en 2007 mais qui vous ont vu mentir si souvent s’en souviendront. Ne comptez plus sur eux quand vous leur avez montré que vous les considérez aussi utiles que des puces sur un chien mort !

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 14:33


 

Depuis des mois on s’accorde pour constater que « le printemps arabe » est en train de devenir un hiver … Mais ce qui se passe en Libye est d’une autre nature : sous l’impulsion de BHL, notre NS est parti en guerre sous le prétexte fallacieux (repris non seulement par Alain Juppé, mais par tous les moralistes à trois sous friands des révolutions qu’ils sont incapables de faire par eux-mêmes …) que « un million de libyens allaient être massacrés à Benghazi » Peu importe que toute la population de cette ville dépasse à peine 600.000 habitants, on n’est pas à une approximation près quand il s’agit de suivre BHL. Et NS a été suivi de David Cameron (pour oublier sans doute les ignobles tractations de la perfide Albion avec le Guide libyen et leurs résultats relatifs à l’échange pétrole contre l’auteur de l’attentat de Lockerbie et par BHO qui ne pouvait pas ne pas être de la partie …).

 

Ne dites surtout rien, ni à BHL ni à NS sur ce qui se passe actuellement dans ce pays libéré par des « rebelles » qui sont censés apporter la « démocratie » aux 124 tribus qui vivaient  en guerre en Libye et que le potentat Kadhafi avait réussi à pacifier après en avoir trucidé quelques dizaines de milliers d'habitants du désert ou de certaines villes.

 

Ne leur dites, surtout pas, que l’homme fort (« gouverneur de Tripoli ») n’est autre qu'un terroriste du nom d'Abdul Hakim Belhadj, dont l’association à Al-Qaïda été prouvée par la CIA qui l'a recherché pendant dix ans. Dans les années 1980 (déjà …), il avait quitté la Libye pour l'Afghanistan où il a combattu comme moudjahidine contre les soviétiques. Là, avec d'autres libyens, il a formé le « Groupement Islamique de combat en la Libye » avant de revenir au pays pour combattre Kadhafi en devenant le bras fort de Al-Qaida sur place. A l’occasion de la dernière convulsion politico-médiatico-islamiste en Libye, il est devenu l’homme fort des combattants de tous poils. A tel point que si le CNT se trouve toujours à Benghazi, c’est parce que ce bonhomme lui interdit de venir à Tripoli … Ne le dites, surtout pas, à BHL ou à NS !

 

Ne dites surtout pas à BHL ou à NS que leur protégé (Abdul Jalil reçu les bras ouverts à Paris et reconnu comme dirigeant le CNT) en annonçant la « libération du pays » (dès que le colonel a été trucidé sans autre forme de procès sauf la barbarie des « combattants de la liberté ») vient de déclarer « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant ses principes est légalement nulle et non avenue" Exemples : l'interdiction de la polygamie et l'autorisation du divorce (les deux ayant existé sous Khadafi). Remarquez le « légalement » - mais ne dites pas à BHL ni à NS que « la loi » dans le pays qu’ils ont passé par le fil de l’épée est déjà instaurée !

 

Ne dites pas à BHL ni à NS que, l’assassinat ignoble du tyran et d’un de ses fils restera comme une tâche indélébile non seulement sur les « libérateurs autochtones » mais sur eux aussi. Ne leur dites pas cela car ils ont été incapables de comprendre qu’un psychopathe à la tête d’une dictature est moins nocif que des milliers de bandits assoiffés de sang dont la « loi » est l’islam et les moyens les explosifs ou les armes que l’Occident avait vendu au tyran renversé. Ne leur dites pas qu’on vient de découvrir dans un hôtel de Syrte 53 cadavres en décomposition dont certains avaient les mains ligotées derrière le dos – ne leur dites pas car, probablement, ces cadavres sont ceux de certains partisans du tyran et que la « légalité » démocratique libyenne vient de faire son apparition.

 

Et surtout ne dites pas à BHL ni à NS que ce qu’ils ont fait se résume simplement à avoir « dégommé » un tyran pour mettre un pays entre les mains d’islamistes plus ou moins cachés : ne leur dites pas car ils doivent le savoir. Islamistes par voie démocratique en Tunisie, islamistes sous le couvert de généraux populistes en Egypte, islamistes ouvertement en Libye. Ne leur dites pas car ils le savent …

 

Mais alors, la vraie question : pourquoi ont-il fait cela ? Assister à de telles mascarades qui se terminent dans de bains de sang ne peut pas être entièrement gratuit, non ? Bon, NS peut-être ne sera plus, bientôt, en mesure d’imposer ses vues (absurdes sur le plan international). Le drame ? BHL continuera …

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 15:04

Bientôt, le monde comprendra que les trois problèmes non résolus de l’antiquité, la quadrature du cercle, la trisection de l’angle et la duplication du cube (sans solution si l’on ne dispose que d’une règle et d’un compas) deviendront quatre pour le monde contemporain. Le nouveau problème, sans solution, « le conflit israélo-arabe ». Depuis des dizaines d’années on s’évertue à y trouver des solutions. De temps en temps on croit que … cette fois-ci ça y est et … on accorde même des prix Nobel. A des terroristes repentis (pour la durée de la cérémonie). Juste le temps de comprendre que rien n’est résolu et que le conflit devient de plus en plus complexe en proportion des efforts faits pour le résoudre.


Ce qui suit est une tentative de démontrer que ce problème n’a pas de solution et que le monde ferait mieux de s’occuper de choses plus importantes et qui, peut-être, pourraient trouver des solutions : la surpopulation de la planète, la faim dans le monde, l’accès à l’eau potable de plus d’un milliard d’êtres, la désertification de l’Afrique ou de l’Amazonie, le danger islamiste visant la conquête du monde, j’en passes et de meilleurs.


L’occasion est donnée par ce que l’on a qualifié de « pas important vers la paix » (Ban-Ki-Moon), l’ignoble échange d’un otage innocent, ravi sur le territoire de son pays, maintenu cinq années dans un secret difficile à concevoir, avec 1.027 assassins terroristes jugés et condamnés par la justice d’un état de droit. Entendons-nous bien, n’importe qui (et moi le premier) aurait souffert et fait autant que la famille dudit otage pour sa libération et exprimerait un soulagement naturel pour sa récupération. A titre individuel, naturellement.


Mais regardons les choses d’un peu plus près. Tout d’abord, pourquoi aucune des grandes organisations humanitaires (Croix Rouge, Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans Frontières et tant d’autres) ne se sont-elles pas intéressées au cas du soldat franco-israélien ? Pourquoi notre président qui a libéré les infirmières bulgares des geôles de son ami de 2008 (le Colonel Kadhafi) n’a-t-il pas envoyé sa femme à Gaza pour libérer cet otage ? Pourquoi la Russie et/ou la Turquie ont-ils accepté de rompre l’isolement de l’organisation terroriste, le Hamas, qui gardait l’otage en « discutant » avec elle ? Serait-ce que pour la « communauté internationale » un des protagonistes représente l’avenir (certes, musulman mais avenir quand même) tandis que l’autre, on n’a pas encore réussi à le détruire, nonobstant toutes les tentatives du passé lointain et récent ?


Après cinq longues années, le chantage émotionnel auquel les terroristes du Hamas ont soumis Israël et son peuple a produit deux résultats lourds de conséquences : on a démontré que les terroristes n’ont rien à perdre (sauf du temps dans une prison s’ils sont pris, jugés et condamnés) et que le monde entier n’a rien à faire de la guerre asymétrique à laquelle les mêmes terroristes soumettent Israël. La Shoah en Europe a été possible parce que le monde regardait ailleurs jusqu'à ce qu'il soit trop tard.Les Juifs ont été abandonnés à leur sort. Et l’histoire se répète : le monde est en train d'abandonner Israël qui fait face à un destin à nul autre pareil vu qu’elle n’est entourée que des ennemis qui veulent, ouvertement ou pas, sa disparition. C’est dans ce contexte tragique qu’Israël a fait le choix de se plier au chantage de ceux qui veulent sa disparition tout en sachant que dans les années à venir elle payera, à nouveau, pour la vie de l’otage ramené à la maison avec le sang d'autres israéliens qui seront assassinés par les mêmes terroristes ou par une nouvelle génération que l’on éduque (on endoctrine) pour devenir « des combattants pour la liberté, des guerriers saints de Dieu pour libérer la patrie » - discours du président (hors élections depuis plus de deux ans) de l’Autorité Palestinienne, hors du coup de l’échange, se précipitant pour congratuler des assassins.


Il n’a pas du être  facile au Gouvernement israélien de prendre la décision de se soumettre au chantage du Hamas.Parmi les assassins libérés il y a ceux qui ont orchestré les attaques suicides contre le restaurant Sbarro à Tel Aviv (15 morts et 130 blessés), une pizzeria de Jérusalem (15 tués), un hôtel où on fêtait la Pâque Juive à Netanya (30morts), un bus à Jérusalem (11 tués) ou un bus à Haïfa (17 tués). Ils étaient 477 a quitter leurs lieux de détention dans des bus en faisant le V de la victoire. Ils en restent 550 à libérer dans deux mois. Pendant les trente dernières années, selon une estimation, Israël a libéré environ 13.500 détenus arabes en échange de 16 Israéliens et les cadavres de 10 autres. Soit 850 détenus arabes (il faut répéter : pris, jugés, condamnés) pour un israélien vivant. Et en 2007 on apprenait que 177 israéliens ont été tués par des terroristes libérés des prisons israéliennes car ayant fait l’objet d’échanges.

Ce n'est pas simplement la disproportion de l’échange qu'aucun autre pays dans le monde n’aurait envisagé qui choque. C'est le fait que l’échange a montré que le terrorisme fonctionne. C'est comprendre que dans ce troc, une vie innocente vaut 1000 vies coupables : c’est une victoire nauséabonde des terroristes qui rend beaucoup plus probable (ils le clament déjà) qu'ils kidnappent encore plus de gens pour libérer encore plus d’assassins emprisonnés.

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Ramallah (année 2000), un lyncheur, les mains ensanglantées : un des 477 assassins libérés


L’attitude des uns et des autres devant ce qui s’est passé ?


La « rue arabe » est contente d’avoir eu raison : à la fin, Israël a dû céder (rue qui ne comprend rien aux raisons éthiques et sociétales qui font que la société israélienne est unie quand il s’agit de sauver un des soldats de son armée). Les dirigeants du monde ? Le premier, notre président qui, entre un saut pour sauver l’euro à Berlin, une visite à la Clinique où accouchait sa troisième femme de son quatrième enfant et un déplacement en Mayenne, trouve le temps pour dire deux énormités : « parler d’état juif c’est stupide car il y a là 2 millions d’arabes »  et « je serai heureux que des prisonniers palestiniens soient libérés, eux aussi, en Cisjordanie ». Israël, pour notre président, n’a pas le droit de s’appeler « état juif ». Oublions le fait qu’il n’y a que 1,25 millions de citoyens israéliens qui ne sont pas juifs. Nonobstant la décision de partage de 1947 de l’ONU qui souligne clairement le terme « Etat Juif ». Nonobstant l’Irlande qui s’appelle « The Irish Republic of … », nonobstant qu’une multitude de « républiques » musulmanes affichent sur leur fronton « république islamique » ou la dernière trouvaille du colonel, maintenant trucidé par les libérateurs démocratiques de la Libye, « la Jamahiriya Islamique »… Rien n’est stupide sauf pour Israël.


Des « prisonniers » libérés en Cisjordanie ? Qui se souvient encore du discours de Nasser en 1965, avant la guerre de six jours ? « Nous n’entrerons pas en Palestine (sic) ou le sol est couvert de sable, nous marcherons sur un sol saturé de sang ». Qui se souvient du discours de Hafez Assad (le père …) disant en 1967 « nos forces sont maintenant entièrement prêtes … le temps est venu pour la bataille de l’annihilation ».  Ou du discours du président de l’Irak (assassiné par Saddam …) disant « l’existence d’Israël est une erreur qui doit être effacée … notre but est d’éradiquer Israël de la carte ». Remarquez, des années après, Michel Rocard a dit la même chose. Mais c’est le précurseur d’Arafat qui a explicité ce dont il était question (nous sommes en 1967) : « Le jour J approche. Les arabes ont attendu 19 ans pour cela et ils ne flancheront pas pendant la guerre de libération.  Les juifs de Palestine qui survivront devront partir de notre patrie mais, j’ai l’impression qu’il n’y aura pas de survivants ». Ces mots sont importants car, 44 ans après ils sont repris par Mahmoud Abbas à la tribune de l’ONU en réclamant la reconnaissance d’un état palestinien : « Cela fait 63 ans depuis que nous souffrons pour notre patrie… » 63 ans = 19 + 44 ? La « patrie » ? Toute la Palestine …


Mais notre président oublie l’histoire : les voisins d’Israël ont essayé à trois reprises de la vaincre sans réussir. Et Israël a rendu deux fois le Sinaï à l’Egypte et maintenant elle doit se méfier de la transition « démocratique » de ce pays conduite par des généraux populistes et crypto-islamistes. Elle a rendu Gaza à L’Autorité Palestinienne, sous les applaudissements de la communauté internationales et elle reçu depuis plus de 12.000 fusées tandis que la communauté internationale assistait (assiste) à la mise en place à Gaza d’un régime islamiste supplétif de l’Iran. Elle s’est retirée du Liban et a assisté à la renaissance d’un Hezbollah armé jusqu’aux dents dans le silence (et la complicité) de la même communauté internationale. Tant et si bien qu’Israël est totalement encerclée de zones ennemies, au Sud le Hamas, au Nord le Liban dirigé par le Hezbollah, à l’Est par le Fatah en attendant la Jordanie. Sans parler de la Syrie ou de l’Iran. Elle n’a pas « encore » rendu la Judée et la Samarie (la Cisjordanie), territoire disputé depuis la guerre de 67 mais que certains, dont la France, voudraient voir Israël céder au « peuple palestinien » qui aura ensuite la possibilité de tirer des fusées (fussent-elles artisanales) sur les avions arrivant ou partant de l’aéroport de Tel Aviv. Et, c’est dans ces circonstances, dans ce contexte, que notre président ne se contente pas de dire des idioties mais, par la voix de son ministre des affaires étrangères, « condamne » la construction de quelques appartements à Jérusalem …


Ce conflit n’a pas de solution. A chaque moment important, les dirigeants palestiniens et/ou arabes n’ont pas hésité à rejeter l’existence d’un état juif au Proche Orient. Le vrai obstacle à la paix n’est pas la création d’un état palestinien que la majorité des israéliens acceptent, c’est l’existence d’un état juif que la majorité des palestiniens (des arabes) rejettent.


Ce conflit n’a pas de solution car rien ne change au Proche Orient : « c’est les mêmes arabes qui veulent jeter les juifs à la mer et la mer – Méditerranée, dans laquelle ils veulent jeter les juifs est la même aussi » (Itzhak Shamir, premier ministre d’Israël, 1991).


Ce conflit n’a pas de solution car les palestiniens (les arabes) ont toujours voulu « tout ou rien » et comme ils n’ont jamais eu (et ils n’auront pas) « tout » il leur reste depuis les 63 années déplorées par M. Abbas un grand « rien » : ils ne méritent pas mieux.


Ce conflit n’a pas de solution -et toute la communauté internationale le sait bien- car il ne s’agit pas d’un conflit territorial. Il n’a pas de solution car le maximum de ce qu’Israël pourrait concéder est en deçà du minimum que les dirigeants palestiniens, pour rester en vie, pourraient accepter (comme étape intermédiaire avant de reprendre la lute finale …) et ce que les dirigeants palestiniens pourraient concéder (pour rester en vie) est moins qu’Israël pourrait accepter sans se suicider. Dès lors, Israël préférera rendre, chaque fois, 850 détenus pour un israélien vivant, capturé par des terroristes. Mais peut être le monde s’apercevra un jour que depuis 2002 il y a eu six prix Nobel en Israël : 1 pour chaque million de juifs vivant dans ce pays. Et un prix Nobel pour les 350 millions d’arabes qui veulent la disparition d’Israël. Soit 350 fois moins. 850 pour 1 ? 350 fois moins ? 1.000 ? Qu’à cela ne tienne …

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Par martin
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 20:56

Il suffit d’avoir regardé, pendant les quelques dernières semaines, les chaînes de télévision et d’écouter les stations de radio de toutes obédiences pour comprendre que notre pays est en train de vivre, par anticipation, un des « trips » dont il a le secret : on nous dit que la « gauche » reviendra au pouvoir en 2012, on veut changer !

 

Pendant 30 ans, d’alternance socialiste en pouvoir de droite, avec une constance permise uniquement par l’incapacité de ses partenaires européens de lui faire entendre raison, la France n’a en rien modifié les fondements de son état qui, individualisme exacerbé oblige, a démissionné devant les oppositions catégorielles aussi multiples que ses propres incapacités. Qu’importe, nous vivons un rare moment de schizophrénie qui, sans doute, nous est nécessaire pour continuer à vivre comme avant ou, peut-être, un peu moins bien.

 

Un des plus mauvais élèves de la Communauté Européenne mais capable, par sa faconde, d’imposer sa loi d’abord au partenaire allemand (« les boches paieront … ») et ensuite au reste de l’Europe, la France n’a jamais réussi à respecter les critères de Maastricht (pourtant d’elle inventés), savoir un déficit annuel inférieur à 3% du PIB et une dette totale inférieure à 60 % du PIB. Les années ont passé comme les promesses de la France de respecter ces critères pour 2006 et ensuite pour 2008 et ensuite pour 2010 et ensuite, croix de bois croix de fer … pour 2012. Mais, heureusement ( ?!) la crise à partir de 2008 est arrivée pour donner à notre pays les circonstances atténuantes dont il avait besoin pour ne pas être jugé « coupable » par ses partenaires.

 

Sur un fond de promesses non respectées et de fuite en avant pour « défendre nos acquis » on devrait commencer à comprendre que « l’état providence » a vécu. Qu’il y a incompatibilité existentielle entre ce modèle économique-social inventé par la social-démocratie allemande et l’économie de marché quand les économies des pays ne se trouvent plus en croissance constante. On devrait commencer à comprendre que ce que l’état providence a fait c’est d’avoir permis au plus grand nombre (et à l’état le premier) de vivre au-dessus de leurs moyens en vivant à crédit. On peut toujours s’en prendre aux riches ou aux spéculateurs … car on n’a pas le courage de dire que c’est « le peuple » qui en a profité. Endormi, enivré, anesthésié par une gestion absconse du pays par des gouvernements irresponsables mais soumis à la dictature de la vulgate de gauche … ce « peuple » a laissé faire car cela lui convenait bien.

 

Regardez la Grèce. Ce pays qui a triché à son entrée dans la zone euro, qui a falsifié ses comptes, qui ne collecte même pas le tiers du quart des impôts qui devraient être supportés par sa population, où la TVA n’apporte même pas le dixième de ce que le commerce devrait apporter, où il n’y a pas de cadastre mais …. des piscines partout, s’est trouvé face à une dette de plus de 300 milliards d’euros. L’Europe, après quelques atermoiements allemands (depuis 1918 ... « les boches » paient …) la voilà qu’elle met (avec la participation du FMI) à la disposition de ce pays en faillite virtuelle, 110 milliards d’euros. La France s’est engagée pour 22,5 Milliards d’euros l’année dernière. Et on a entendu son ministre des finances dire, à l’époque, que « nous prenons de l’argent à 3% et on le prête aux grecs à 5%, ce sera un gain pour notre pays d’environ 500 millions d’euros ». L’actuelle Présidente du FMI disait clairement que la France n’avait pas l’argent dont on parlait mais qu’elle allait se le faire prêter … Un an après, se trouvant devant la perspective d’un défaut de paiement de la Grèce, la France sera obligée de provisionner une perte car, dans le cas contraire, au moins pour cela, les agences de notation des dettes souveraines se feront un devoir que d’abaisser la note de notre pays. Et la Grèce ? Elle est à son troisième plan de rigueur et prévoit de faire des économies de 30 milliards d’euros sur les trois années à venir : à comparer avec sa dette de 300 milliards d’euros. Vaste programme …

 

Mais l’exemple de la Grèce ne trouble pas l’esprit de nos concitoyens. Notre déficit, cette année sera de l’ordre de 8% du PIB, la dette totale frisera 90% du PIB (sans compter les provisions pour les retraites des fonctionnaires …). Un total de 2.500 milliards d’euros sur les épaules de ceux qui nous succéderont : chaque enfant qui naît dans notre pays trimballera une charge de plus de 30.000 euros. La contribution du « peuple » nourri par l’état providence au bonheur des générations futures … Pourquoi cela ? Parce que dans notre pays la moitié des foyers fiscaux ne paye pas d’impôt sur le revenu (on peut ensuite se gargariser avec « l’impôt lien du citoyen avec la nation ». Parce que l’état souffre d’obésité : il coûte 100 chez nous mais seulement 80 en Allemagne. Parce que pour endormir le peuple il a bien fallu donner « tout, tout de suite, à tout le monde » et pour ce faire on a détruit l’appareil industriel car les charges sociales (donc le coût de la main-d’œuvre) l’ont rendu non compétitif. Mais comme s’il était aveugle et sourd le peuple vociférait contre les « délocalisations » et personne n’eu le courage de dire que ce n’était qu’une des retombées de l’état providence ! Car l’état providence promeut le chômage au détriment de l’emploi, généralise des procédures d’aide affichées ou occultes, crée les conditions d’une « vie associative » (1.100.000 d’associations dont 90% « humanitaires, culturelles ou sportives » subventionnées par l’état ou les collectivités territoriales à plus de 90% et qui emploient 2 millions de personnes) qui nécessite des subventions sans nombre, toutes ou presque visant « une meilleure solidarité sociale » (à ce titre, les dépenses de la Mairie de Paris ont augmenté de plus de 70% entre 2001 et 2007). Un tel état est condamné à augmenter les prélèvements et, surtout, à augmenter les charges sociales (patronales ou salariales) qui frappent le travail. Cette démarche, constante, depuis une trentaine d’années à conduit à l’enchérissement des produits manufacturés ce qui a conduit, ipso facto, soit à des délocalisations soit à l’abandon de productions industrielles en faveur d’importations significativement moins chères.

 

Parce que vivant avec un déficit chronique depuis 30 ans personne n’a voulu s’attaquer réellement au sujet vu qu’il était évident qu’un tiers, au moins, était (est) lié directement à l’immigration et à ses conséquences. Parce qu’on nous a rabattu les oreilles avec la double chance de la France : l’immigration et la poussée démographique. Pas besoin d’être grand clerc (lire « Les yeux grands fermés » de Michèle Tribalat) pour comprendre que les deux choses en sont une et que des effets pervers  viennent démontrer l’inanité de l’appréciation. Car le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration » représente un tiers du déficit chronique de la France car on n’a pas voulu accepter les calculs anciens de Maurice Allais (prix Nobel d’économie, 1988) qui a calculé que, lorsqu’un travailleur immigré entre dans un pays, il faut consacrer une épargne quatre fois supérieure à son salaire annuel pour construire les équipements (école, logement, hôpital...) dont il a besoin, charge relevant en France de la collectivité. Parce que le crypto-socialisme français est gouverné par une philosophie ultra-généreuse enrobée dans des concepts pseudo-humanitaires dont la question centrale est : "que peut faire le gouvernement et les riches pour aider les pauvres?" Ecoutons Cicéron : « les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique ». Il y a plus de deux mille ans …

 

Ciceron.doc.jpg

 

Mais la France ne veut pas entendre la voix de la raison. Elle ne veut pas accepter la sagesse de la Grèce antique « prendre aux riches pour donner aux pauvres ne sert à rien : les riches seront plus pauvres mais les pauvres ne seront pas plus riches » Regardez : l’impôt sur les sociétés en France (avant distribution des dividendes) représente un revenu de 35 Milliards d’euros en 2010. Le taux de l’impôt étant de 33% ceci veut dire que si l’on confisque la totalité des profits de toutes les sociétés de France, ceci donnerait env. 125 euros par mois à chaque français : le pactole ! Et les sociétés françaises transféreront leur siège dans des pays plus intelligents …

 

Le système éducatif français coûte 68 Milliards d’euros (premier poste du budget de la nation) mais crée plus de 100.000 analphabètes tous les ans. Et on entend le candidat socialiste aux élections présidentielles de l’année prochaine « on va créer 60.000 postes d’enseignants » Dans un pays où on en compte presque 900.000 qui sont porteurs d’un taux d’absentéisme de presque 8% : 75.000 enseignants absents en permanence … Mais qu’à cela ne tienne, on va créer de nouveaux postes de fonctionnaires : l’argent ? On va se le faire prêter … en oubliant que le deuxième poste du budget de la nation, 47 Milliards d’euros, est constitué par le service de la dette. Tant que la note de la France n’est pas abaissée car … ce poste pourrait exploser ensuite.

 

Et c’est dans ce champ de ruines que l’on voit cette coquille vide, le PS qui n’a plus le support d’une classe ouvrière autochtone (plus de 10 millions d’ouvriers dans les années 50, moins de 5 millions en 2010 dont presque la moitié, des étrangers) et parce que les classes moyennes l’ont abandonné pour la plupart, on voit cette émanation des fonctionnaires du pays (plus de 6 millions soit plus de 25% des gens qui travaillent … autant qu’en Grèce avant le commencement de la faillite …) vouloir propulser à la tête du pays un des leurs. Après une tentative ignoble et irresponsable (DSK, dont ils connaissaient les turpitudes) il viennent d’occuper la scène politique du pays pendant des semaines et, pour peu, nous feraient croire que c’est arrivé … Les voilà, ensemble avec les sectes gauchistes d’un Mélenchon, unies aux tristes descendants d’un parti communiste qui ne représente plus personne (sauf les fils des anciens dirigeants fidèles à Moscou comme le fils de Paul Laurent, aujourd’hui secrétaire général …), qui nous assurent qu’ils feront merveille et, surtout, ils feront « rendre gorge » aux riches… Et naturellement, ils « provoqueront la croissance » attendue, comme si on attendait Godot …

 

Qui sont ces illuminés vendeurs d’illusions à un euro (pour choisir celui qui « boutera Sarkozy hors de l’Elysée ») ? Les dirigeants actuels du PS ont déjà montré, tous, ce qu’ils savaient faire sous Mitterrand et Jospin. Ils ont créé 1.5 millions de postes de fonctionnaires. Ils avaient nationalisé la moitié de l'économie française et la totalité du secteur bancaire en 1981 en oubliant, au départ, qu’il fallait indemniser les actionnaires ce qui a coûté à la nation des milles et des cents. 
Ils ont « contrôlé» le Crédit Lyonnais tellement bien qu’ils l’ont mis en faillite et cela a coûté plus de 140 Milliards de francs à la nation. Ils ont dévalué 3 fois le franc - un record, en deux ans.
 Ils ont créé 400.000 "emplois" jeunes pendant que Jospin était premier ministre et ils annoncent qu’ils recommenceront en voulant créer autres 300.000 emplois jeunes. 
Ils ont inventé les 35 heures ce qui est devenu un handicap systémique pour l’économie de la France et ils ont ensuite essayé de corriger le tir avec des aides versées par l'état aux entreprises. Ce faisant, en subventionnant la perte de compétitivité des entreprises françaises ils ont accéléré leur descente vers la disparition mais … ils ont protesté contre les délocalisations … ! 


 

Laissez-les arriver au pouvoir et, si l’on continue sur la lancée actuelle, les chinois et les indiens continueront de racheter les dettes souveraines des états de l’Europe car ils n’ont rien à faire des déficits supportés par ces pays : ils savent que la croissance « miraculeuse » qu’ils attendent ne viendra jamais ! Et nous serons transformés en Disney Land mais les visiteurs aux yeux bridés ne seront pas dépaysés par rapport à leurs visites aux Pyramides : ils seront guidés par les mêmes qui se prosternent cinq fois par jour pour remercier Allah de leur avoir donné l’Europe …

Par martin - Publié dans : France
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 14:52


 

On se perd en conjectures pour comprendre ce que la Turquie de M. Erdogan veut réellement : les dernières éructations de ce monsieur ou de son ministre des affaires étrangères laissent pantois les observateurs, pour ne pas dire les chancelleries, européennes, américaine ou, même, russe. Dernière menace en date : la marine turque interdira à la marine israélienne d’arrêter les bateaux « humanitaires » qui voudront accoster à Gaza et/ou veillera à ce que Chypre ou Israël ne se lancent pas dans l’exploitation des gisements de gaz par eux découverts.

 

Certes, la Turquie fait partie de l’OTAN et, donc, elle doit être convenablement armée. N’empêche que l’on doit se souvenir d’une escapade de sa marine au 16ème siècle quand une armada a été envoyée pour conquérir Malte : après des jours de mer, ne trouvant pas l’île, l’amiral commandant la flotte a envoyé un message à Constantinople « Malta yok » ("y a pas de Malta") ! Ils l’ont trouvée ensuite (159 galères débarquant 120.000 soldats …) mais … ils  y ont laissé 30.000  morts sans pouvoir conquérir cette île, haut lieu de résistance de l’ordre des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Bon, on suppose que l’OTAN les a doté maintenant de GPS et autre moyens de navigation mais … s’il s’agit de s’affronter à la marine israélienne, ils auront, sans doute à craindre le pire !

 

Depuis des années Monsieur Erdogan (son pédigrée est connu – islamiste « modéré » mais antisémite notoire, emprisonné, avant de devenir premier ministre, pour des propos antisémites et anti-Ouest, pour faire simple) a, par tous les moyens, oeuvré pour détacher la Turquie de la relation intime qu’elle entretenait avec Israël. Déjà en 2009 il déclarait «qu’il préférait inviter Omar–al Bashir (poursuivi pour génocide …) que de rencontrer Netanyahu » Au vu et au su de tous, relation plus qu’importante pour la Turquie qui a utilisé le potentiel technologique d’Israël pour équiper son aviation, ses chars d’assaut et sa marine pour qu’elles soient compatibles avec les normes de l’OTAN. Relation importante pour Israël aussi car par delà les liaisons militaires (il ne faut pas oublier qu’il s’agissait des « garants » de la laïcité de l’état turc) le commerce et le tourisme représentaient de volumes d’affaires très importants. Mais … tout a une fin. Après avoir insulté Shimon Pérès à Davos en 2009 (« quand il s’agit de tuer des enfants, cela vous savez le faire ») en se référant à l’opération militaire d’Israël à Gaza (décidée après s’être faite bombarder de plusieurs milliers de fusées « artisanales »). Et puis, « la flottille de la paix » et l’incident Mavi Marmara qu’il a qualifié de «raison pour faire la guerre mais … pour la grandeur de la Turquie elle sera patiente ». A la suite de quoi la Turquie a réclamé la création d’une commission d’enquête de l’ONU, certaine qu’elle était que celle-ci allait condamner Israël. Patatras, le « Rapport Palmer » sorti après des mois de palabres imposés par la Turquie pour essayer de changer son texte, ce rapport « relatif aux événements tragiques, survenus le 31 mai 2010, considère que « le blocus de Gaza est légal » et que la réaction armée meurtrière israélienne dans les eaux internationales faisant 9 morts a été simplement « excessive ». A peine rendu public, le rapport est dénoncé par la Turquie (qui y était accusée aussi de n’avoir pas interdit à des civils de tenter de briser un blocus militaire …) qui le considère, dès lors, nul et non avenu. Et ce pays se lance dans une surenchère journalière : demande d’excuses, expulsion de l’ambassadeur israélien à Ankara, il réclame la levée du blocus de Gaza, décide de porter l’affaire devant la Cour Internationale de Justice, menace d’envoyer des bateaux de guerre à la limite des eaux territoriales d’Israël, demande d’exclusion d’Israël du réseau de détection avancée d’éventuelles menaces balistiques venant de l’Iran (réseau auquel Israël est partie prenante depuis plus de deux années), bref, se place en position « d’avant guerre » vis-à-vis d’Israël. Et le monde ébahi reste sans glas.

 

Bon, pour la Cour Internationale de Justice (qui juge des litiges entre des états) la Turquie a oublié qu’elle ne fait pas partie de 117 pays qui ont ratifié la création de la Cour (pour des raisons évidentes, craignant que l’Arménie pourrait faire appel à cette instance pour toute la partie noire de l’histoire de la Turquie – le génocide arménien, entre autres). De plus, Israël non plus n’est pas soumis à cette juridiction (pour des raisons aussi très pertinentes …). C’est dire le sérieux du binôme « Erdogan – Davutoglu » (son ministre des affaires étrangères, créateur de la politique « zéro problèmes avec les pays voisins »). Quant à empêcher la Grèce, Chypre et Israël d’exploiter les ressources gazières découvertes, premièrement, par Israël … là, l’Europe a commencé à prendre conscience que les turcs allaient trop loin (tant qu’ils menaçaient Israël, bon, on va pas s’en faire mais … Chypre et Grèce c’est une autre paire de manches). Les américains aussi car leur principal porte-avion en Méditerranée s’appelle Israël et ils savent que si les turcs vont « un pont trop loin » ils risquent d'être ceux qui payeront les conséquences.

 

Remarquez, ils ne sont pas tout à fait propres les américains. Ils savaient que le blocus de Gaza était parfaitement légal. Ils savaient que la Turquie, en laissant partir une « flottille » dont un bateau était rempli de « candidats au martyre » étant préparés à en découdre avec les commandos israéliens, cherchait en réalité un nouveau prétexte pour réduire encore le niveau des relations entre les deux états. Pourtant, tout en connaissant la teneur du Rapport Palmer, les USA faisaient pression sur Israël pour que ce pays passe par les fourches Caudines imposées par le Turquie. Tout en ayant parfaitement conscience que si Israël cédait cela n’aurait aucun effet sur la dérive islamiste de la Turquie. Avec des amis comme ceux-ci …

 

Mais … la Turquie commence a avoir quelques difficultés … Tout d’abord, elle ne soutient pas les rebelles en Libye. Naturellement, Monsieur Erdogan avait reçu en 2010 (!?) le "Prix international pour les droits de l’homme, Al-Kadhafi".

 

Droits de l’homme ? Décerné par Kadhafi ? Les kurdes opprimés, les journalistes emprisonnés, les militaires accusés de complot ? Bravo, Monsieur Erdogan.

 

Prix-Khadafi.jpg

 

Ensuite, tueries journalières en Syrie que son « ami » Bachar el Assad chapeaute en se fichant comme d’une guigne des vociférations internationales (même la Ligue Arabe s’y est mise … sans beaucoup de succès). Et, bien que voulant sauver le régime syrien (car, en réalité, il s'agit d'un supplétif de l’Iran) il ne peut, pour des raisons internes aller trop loin. Et la Turquie est obligé de se détacher de la Syrie car … il s’agit d’un régime dont les actions sont « barbares ».

 

Mais, pour amadouer les américains, et garder l’excellente relation qu’il a bâti avec BHO, voilà la Turquie qui accepte (après deux années de discussions pendant lesquelles rien ne présageait l’issue) que les Etats Unis installent un des Radar Bande X sur le sol turque. Au grand dam des iraniens qui, après la Syrie, se voient déconsidérés par la Turquie. Qui n’oublie pas de réclamer que les données dudit radar ne soient pas transmises à Israël … Trop c’est trop, les Etats Unis font savoir que si elle ne renonce pas à cette demande l’équipement sera installé en Roumanie.

 

Alors ? Le slogan «zéro problèmes avec les pays voisins » ne semble pas résister aux vicissitudes de la vie …

 

Et voilà le Sieur Erdogan se lancer dans la conquête du monde arabe. Il essaye de devenir le nouveau Nasser de ce monde, tout en oubliant que le héros avait perdu au moins deux guerres contre Israël et, à deux reprises, la totalité du Sinaï (ses ressources pétrolières aussi). Du Caire à Tripoli et ensuite à Tunis il se fait l’apôtre des « révolutions démocratiques » en proposant le « modèle turc » qui combine l’islam et la démocratie (exception faite des Kurdes, des journalistes, des militaires ou d’autres opposants – copie du modèle « Putin », variante Dardanelles …). Et promet un monde de merveilles fondé sur l’économie « florissante » de son pays. Voire …

 

Erdogan.ashx.jpeg

 

 

Longtemps considérée comme ayant un taux de croissance voisin de 10%, ce n’est que récemment que l’on a compris que la Turquie avait crée une « bulle » sur le modèle des sub-primes. En effet, du crédit bon marché offert à tout un chacun qui voulait construire, surtout pour attirer des touristes, et qui semblait réaliser une spirale vertueuse (crédit-construction-travail-ressources-dépenses-crédit). Le temps de s’apercevoir que la recette de Von Schacht (inventeur du développement allemand pendant Hitler, en fonctionnant en autarcie et en faisant tourner la planche à billets) ne marchait pas tellement avec un commerce extérieur ouvert et que le modèle (irresponsable, lancé pendant la présidence Clinton aux Etats Unis) des sub-primes n’était qu’un « schéma Ponzi » à l’échelle du pays. En 2007 la dette publique représentait 120% du PIB et la lire turque a dû être dévaluée de 100%. Des mesures drastiques imposées par le FMI, ensuite, ont permis d’assainir, en partie, l’économie. Mais la perte de plus d’une centaine de milliers de touristes israéliens, les « cadeaux » faites à des groupes islamistes ou pays en manque, les crédits sans contreparties, etc., font qu’aujourd’hui la Turquie a un taux d’inflation de presque 6%, que le chômage est supérieur à 20%, que la moitié des exportations turques est destiné aux pays du Maghreb et, qu’à ce titre, les ressources y relatives sont problématiques et que la monnaie turque s’est dévaluée d’environ 30% entre avril 2011 et août 2011. Erdogan « le magnifique » (pas comme Soliman …) montrera rapidement que le roi est nu.

 

Quant à ses relations avec Israël, il aura perdu un accès utile et efficace à des technologies que son pays n’aura pas la possibilité de développer ou d’acquérir.

 

Pourquoi ?

 

Une fois n’est pas coutume, regardons ce qu’écrivent deux chroniquers saoudiens (?!) à propos d’Israël : « Le secret de la survie d'Israël, en dépit de tous les grands défis auxquels elle a dû faire face, réside dans la démocratie et le respect de la valeur de l'individu… Le secret de l'effondrement des pays arabes, l'un après l'autre, réside dans la dictature et l'oppression de l'individu » et « la prospérité d'Israël était due à son investissement dans l'éducation et la science  – "Grâce aux travaux du Centre médical Hadassah, 60% des Arabes qui ont besoin de transplantations trouveront des donateurs au sein de leurs familles, et 90% des demandes de greffes de moelle osseuse sont pour des enfants arabes souffrant de maladies héréditaires dues aux mariages consanguins, … Le nombre d'études publiées soit 12 études par 10.000 habitants place Israël à la première place mondiale » (Khalaf Al-Harbi, OKAZ et Fawaz Al-‘Ilmi, Al-Watan).

 

Erdogan ? Pendant qu’il accuse Israël de « terrorisme d’état » quand elle ne veut pas se laisser bombarder par le Hamas, il bombarde, lui, des Kurdes en Irak (?!), occupe la moitié de Chypre depuis 1974 avec 30.000 soldats et menace l’Europe de « geler ses relations avec si Chypre, membre de l’Union Européenne, prend la présidence de l’ensemble en janvier 2012 ».

 

Fanfaron populiste, antisémite notoire, grand menteur devant l’éternel mais … ami de BHO. Il vient de prendre la place d’Ahmédinejad pour fustiger les juifs, Israël, l’Amérique et l’Occident. Ainsi va la monde, ainsi va la Turquie mais …. « Malta, yok » ?

Par martin
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