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Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 20:02

La confusion des esprits

D’un côté, ceux qui pensent que l’assassinat du jeune Ilan est un acte à connotation antisémite, d’une autre côté, tous ceux qui -directement ou indirectement, insidieusement ou sournoisement- pensent le contraire et, avec de plus en plus de force demandent que l’on attende les résultats de l’enquête. Entre temps, on souligne que l’on parle tellement beaucoup d’un « juif français » pour des raisons qui restent à dévoiler tandis que l’on ne parle pas autant quant c’est un « français breton ou chtimi » qui est victime.

 

Le président d’un état membre de l’ONU appelle à l’éradication d’un autre état qui acquiert ainsi le privilège d’être le seul auquel on conteste le droit d’être ou celui de devoir justifier ses raisons pour continuer d’exister.

Le gendarme international auquel on a confié la mission de surveiller, détecter et amener devant le Conseil de Sécurité de l’ONU tout état qui transgresserait les obligations qu’il aurait contracté pour éviter la prolifération nucléaire, fait tout ce qu’il peut pour éviter cela mais suggère que l’on règle le problème de l’Iran en demandant à Israël de renoncer à son armement nucléaire présupposé.

Trois faits qui, en apparence, n’ont rien à voir entre eux. Vraiment ? En réalité, le fil d’Ariane est visible pour tous sauf pour ceux qui ne veulent pas voir.

 Tout d’abord, l’incident « Ilan » aurait pu intervenir dans n’importe quel pays en Europe. La vulgate dominante identifiant maintenant les juifs (riches, bien sûr) à Israël qui persécute, spolie et tue les pauvres (cette fois-ci les palestiniens) il n’est pas anormal que la confusion s’installe dans les têtes les plus vides ou disponibles pour les causes les plus douteuses. Ce qui est différent chez nous c’est que la victime, cette fois-ci, est un « juif français ». On n’entend personne dire que c’est un « français juif » qui a été assassiné, l’inversion n’est certainement pas innocente, du bas peuple jusqu’aux élites qui façonnent notre mode de vie, d’expression et de pensée. On souligne ainsi à satiété qu’il s’agit d’un élément étranger au corps national. Et personne, non plus, pour expliquer que si « on parle tant parce que juif » c’est qu’en vérité, dans le subconscient de beaucoup (de tous ?) tuer un juif après la Shoah n’est plus la même chose qu’auparavant. Des pogromes contre les juifs il y eu légion : les premiers du temps de l’occupation romane de la Palestine et une suite ininterrompue depuis, pratiquement, dans tous les pays de l’Europe. Il s’agissait de tuer des juifs individuellement, la Shoah a fait novation en cela que l’Europe a chargé son bras armé -les nazis allemands- pour faire disparaître les juifs en tant que peuple de tout le continent. L’entreprise ayant partiellement échoué, depuis, tout meurtre d’un juif vient rappeler l’Europe à sa triste histoire et, volens nolens, on parle plus que pour toute autre victime. On devrait le regretter, on devrait l’expliquer.  

 En appelant à l’éradication d’Israël le président iranien n’a certainement pas surpris les chancelleries occidentales. Cela fait presque trente ans que cet objectif est inscrit sur le frontispice de la république islamique. Ce qui a surpris c’est qu’il l’ait dit, urbi et orbi. Un ambassadeur français a pu parler à Londres de ce « pays de merde » sans que cela appelle de la part du Quai une autre sanction que de l’élever au titre prestigieux d’Ambassadeur de France. Toutes les extrêmes gauches européennes comme toutes les gauches extrêmes du continent prônent la construction d’un « état binational », euphémisme qui cache à peine le souhait de voir disparaître Israël. Mais qui est utilisé parce qu’Israël est un « pays raciste, où règne l’apartheid ». Et pour couronner le tout, voilà que le peuple palestinien, d’une manière démocratique, élit le parti dont le but affiché est double, faire disparaître Israël et instaurer la charia en Palestine. Faire disparaître Israël ne devrait pas inquiéter beaucoup un José Bové chez nous ou le Maire de Londres (suspendu pour propos antisémites, tout socialiste bon teint qu’il est). Mais, la charia ne leur pose de problème aucun ? Et de l’Ouest en Est de l’Europe, du Nord au Sud, on s’évertue à expliquer que le choix des palestiniens  s’explique par la corruption, le népotisme et l’inaction des précédents gouvernants (dirigés par Y. Arafat, qui a eu droit au moment de sa mort à des marques réservées aux chefs d’états). Qui aura le courage de dire un jour que s’il s’agissait de la propreté des rues, de l’enseignement, d’instaurer la loi et l’ordre, de la création d’une économie propre, bref d’avoir un état … cela aurait pu être fait et en 1948 et en 1977 et en 2000 (pour ne prendre que ces trois occasions ratées). Non, le choix démocratique du peuple palestinien s’est fait en faveur de ceux qui veulent détruire Israël. Mais Israël devrait continuer à accepter que des palestiniens viennent y travailler et de les aider par d’autres moyens. De les aider à acquérir ce qu’il faut pour qu’ils puissent la détruire. Il ne faut surtout pas le dire, il faut attendre, voir peut-être Hamas changera, continuer à leur verser les centaines de millions d’euros et … les inviter au Kremlin.

 La fameuse communauté internationale se préoccupe depuis quelques années, avec le succès que l’on connaît, de retarder l’accession à la bombe atomique du régime des mollahs en Iran. Une pantomime sans fin qui n’amuse plus personne se déroule en silence : la Russie et son mercantilisme irresponsable allié à la volonté de récupérer son statut de superpuissance en utilisant le Proche et le Moyen Orient comme champ d’opposition aux Etats-Unis, la Chine dont les besoins d’énergie ne peuvent pas être satisfaits sans la participation de l’Iran, l’Europe (en particulier l’Allemagne premier exportateur vers l’Iran et la France qui a favorisé l’installation de Total en Iran allant à l’encontre des sanctions édictées par les Etats-Unis) qui apaise, temporise, donne la préférence à la « voie diplomatique » apeurée comme elle est de la possibilité d’une reprise des attentats terroristes iraniens sur le continent. La France en sait quelque chose.

 

 Pendant ce temps, le chef l’organisation qui est chargée de surveiller, contrôler et -éventuellement amener aux sanctions- tout un chacun qui tricherait avec les traités de non prolifération (ce que l’Iran a fait pendant 18 ans …), Prix Nobel de la Paix de surcroît, va tranquillement en Israël pour dire à ce pays qu’il devrait renoncer à son armement nucléaire supposé. Au seul pays au monde dont l’existence est mise en cause par un pays qui essaye d’accéder au nucléaire militaire. Quelle dérision.

 Dérision ? Certainement pas. Confusion des esprits, oui. Permanence de la haine du juif, oui. Souhait de sa disparition en tant qu’être, peuple, nation, sans doute. Voilà ce qui lie les trois faits évoqués et voilà pourquoi.

 

 

 

Et on parlera de la paranoïa juive quand on saura que l’auteur de ces lignes est juif.

 

 

 

Par Martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /Fév /2006 16:12

La Russie et le Hamas

 

 

Il n’a pas fallu une semaine pour que la Russie -membre du Quartette déclarant à Londres que rien ne sera fait avec le Hamas tant qu’il ne changera pas sa Charte pour reconnaître le droit a l’existence d’Israël, renoncer à la violence et épouser les accords préalables- par la voie de M. Poutine change la donne. Il vient d’annoncer sans fioritures aucunes que la Russie n’a pas considéré le Hamas comme organisation terroriste et qu’il se propose d’inviter ses dirigeants à Moscou.

 

M Poutine a utilisé comme argument majeur l’élection démocratique par laquelle le peuple palestinien a donné la majorité au Hamas. Et qu’il faut respecter. Comme la Russie a respecté l’élection démocratique de Hitler avec lequel elle a eu d’excellentes relations (y compris en lui livrant des communistes allemands) en signant, juste avant que la guerre ne se déclenche, le fameux Pacte Molotov – Ribbentrop.

 

Ce point d’histoire rappelé, que veut la Russie  ?

 

La Russie , après s’être refaite une santé avec l’aide massive de l’Europe et des Etats-Unis (report de dettes, démembrement d’armes nucléaires obsolètes et dangereuses payé par les Etats-Unis, complicité vis-à-vis de sa guerre en Tchétchénie, etc.,) a pris la décision stratégique de récupérer son statut de deuxième puissance mondiale sans laquelle rien ne puisse être fait. Premier champ d’action (car agir en Afrique a été ruineux et sans résultats, agir en Asie  serait se mettre sur le chemin de la Chine et l’Amérique Latine semble trop versatile avec des dictateurs fantasques ou de démocrates obsessionnellement anti-américains) : le Proche et le Moyen Orient. Voilà la Russie allié aux régimes terroristes de l’Iran et de la Syrie , il était normal que la victoire du Hamas ajoute un maillon à la chaîne en cours de constitution.

 

Si l’on regarde les choses ainsi, la décision de l’Europe de laisser la Russie maître de l’enrichissement de l’uranium d’Iran est, pour dire le moins, inepte ou irresponsable, le cumul pouvant s’imposer. Pas seulement parce que rien ne prouve qu’elle ne donnera pas ce qu’il faut aux iraniens pour faire leur bombe. Surtout parce que l’on ne peut pas croire qu’elle ne voit pas, comme tout le monde, que la justification iranienne (besoin de sources d’énergie complémentaire) ne présente aucun caractère d’urgence pour au moins encore 100 ans compte tenu de ses ressources de gaz et de pétrole. Mais prendre la position qu’elle a prise, fournir des batteries de missiles (défensives) pour interdire toute attaque contre les centres nucléaires iraniens (connus ou secrets) présente un avantage évident : on s’oppose aux Etats Uns et on s’allie les « masses arabes ». Accessoirement, on espère atténuer le support musulman aux Tchétchènes. Le fait que dans toutes se diatribes (et posters) le Hamas s’identifie aux ennemis des Russes en Tchétchénie n’a pas l’air de gêner M. Poutine car, probablement, l’effet espéré est justement le contraire. Parler de transparence, clarté morale et éthique dans ses conditions est un exercice futile et sans intérêt. Il doit s’agir de Real Politik, essayons de voir plus clair.

 

Il y a deux ans, Novaya Gazeta a publié un essai appelé la « Forteresse Russie, » mis à sa disposition, il semblerait, par une fuite en provenance du Kremlin. L'auteur anonyme mais, semble-t-il une des intellectuels de haut vol actuels, soulignait que si la Russie voulait se développer plus rapidement que le reste du monde (pour rattraper son retard), elle devrait le faire à l’abri d’un mur de protection. Le mur n’aurait qu’une porte contrôlée par une agence spéciale qui déciderait ce qui pouvait entrer et sortir. Le corollaire évident était la re-nationalisation des secteurs essentiels pour le développement de la Russie.

 

D’un autre côté, c’est un fait patent que l’essentiel de la croissance économique russe est fondée à plus de deux tiers sur les revenus des secteurs gaziers et pétroliers (plus ceux de la vente de matière premières ou de produits de première transformation). La proportion équivalente pour l’Arabie Saoudite est de 93 %. A la lumière de ce qui précède, les manoeuvres du Kremlin, couronnées de succès, pour s’assurer du contrôle de Gazprom et par son intermédiaire du contrôle des deux autres géants pétroliers (Yukos et Sibneft) font comprendre que quelque chose de fondamental est en train de changer dans la stratégie russe, que ce changement soit relatif à la sphère économique ou à celle politique ou de préférence aux deux. En effet, pendant les vingt dernières années les quantités de pétrole découvertes sont significativement plus faibles que celles consommées. De plus, la demande vient de territoires éloignés des sources d’exploitation où, de plus, on a besoin d’investissements plus lourds pour obtenir les mêmes quantités. Et parce que la demande de cette ressource précieuse se développera, selon certains, de plus de 40% d'ici 2025, la prospérité économique du monde demandera beaucoup plus d’énergie venant d’autres sources.

 

 Energies fossiles, non renouvelables, probablement en fort épuisement dans les vingt/cinquante ans à venir, leur contrôle est essentiel à court terme mais il est non moins essentiel de s’occuper de leur remplacement.

 

Deuxième corde à l’arc russe : l’énergie nucléaire civile. La communauté internationale s’est polarisée, à juste titre, sur les efforts évidents de l’Iran pour acquérir une capacité nucléaire militaire. Ce faisant, personne ne s’occupe du réacteur nucléaire de Bushehr, construit par les russes, pour générer de l’électricité. Ni de ceux de Tienwan (Chine) ou Kundankulam (Inde). Pourtant, les deux derniers pays sont crédités d’un besoin cumulé de 50 à 100 îlots nucléaires de 1.000 Mégawatts pour les cinquante années à venir. C’est dire que la Russie prépare la relève des énergies fossiles et son positionnement comme acteur incontournable du futur marché mondial de l’énergie.

 

Energies fossiles, énergie nucléaire, la Russie devient une grande puissance non pas sur le fondement de ses armes de destruction massive mais sur le contrôle, tant qu’à faire mondial, de la distribution de l’élément essentiel pour toute activité économique. Le récent conflit avec l’Ukraine n’a probablement été que le test d’un algorithme de décision visant à faire croire que c’était la dérive démocratique de ce pays qui était en jeu. En réalité, on a montré à ceux qui devraient voir et comprendre qu’il est beaucoup plus facile de tourner un robinet que d’envoyer des fusées même (dernière déclaration de M. Poutine) si elles peuvent pénétrer tout système d’anti-missiles.

 

L’Europe qui, au moment du premier choc pétrolier de 1970, n’a pas voulu suivre la suggestion de Reagan de ne pas accepter le « deal » soviétique « du gaz contre des pipelines » se trouve aujourd’hui prisonnière du gaz russe. L’Allemagne (38 % de sa consommation), l’Italie (30 %), la France (26%), la Grèce (82%), l’Autriche (74%) sont, naturellement portées à faire attention à la manière dont elles s’opposeraient aux ambitions géopolitiques de la Russie. Quant à la Turquie , dépendante à 62 % du gaz russe et à plus de 20 % du gaz iranien, il est légitime de s’interroger si la candeur avec laquelle elle observe le concubinage russo-iranien pour le nucléaire n’y trouve pas son origine. Comme d’emboîter le pas de la Russie pour légitimer le Hamas.

 

Se présenter comme un fournisseur fiable, comme la Russie le fait est certes une bonne chose, faire comprendre que l’activité économique de l’Europe dépend de la Russie , c’est mieux quand on veut être admis à l’Organisation Mondiale du Commerce et devenir membre de plein droit du G8.

 

La vulgate dominante attribue l’opposition de Poutine aux desseins américains aux aspirations de la Russie de continuer de jouer le rôle d’une superpuissance après l’effondrement de l'Union Soviétique et de favoriser une politique étrangère non seulement indépendante de Washington mais opposée à elle.

 

Les terroristes de Hamas ne sont pas les amis de Poutine. Seulement son régime est devenu un complice incontournable des programmes nucléaires iraniens. La Russie continue de lui transférer des technologies sophistiquées, en dépit des menaces génocidaires du président de ce pays contre Israël. Et le cocasse est que l’Iran, qui ne fait aucune confiance à la Russie , ne souhaite pas que l’enrichissement de son uranium soit fait par elle plus probablement pour des raisons civiles que militaires … Mai le Hamas est ami (d’aucuns le considèrent stipendié par) de l’Iran. Et les amis de mes amis sont, même si on les prend avec des pincettes, mes amis.

 

 

La vision géopolitique probable de la Russie au plan de la disponibilité d’énergie s’accompagne, aujourd’hui par des actions irresponsables concernant le « baril de poudre » du Proche Orient. En légitimant le Hamas, Poutine est en train d’y jeter des allumettes allumées.

 

 

Et l’Europe n’en peut mais car …avant que le tout dernier pipeline entre en service en 2010 elle sera sur le point d'une crise énergétique. Les dépôts en Mer du Nord qui fournissent à l'Europe du gaz s'approcheront de l'épuisement. La production se réduit en Norvège et aussi bien en Grande-Bretagne. La Russie de Poutine constituerait, donc, le salut du vieux monde.

 

Tout cela n’a rien à voir avec les soucis existentiels d’Israël dont la Russie et Poutine se soucient comme d’une guigne. Voilà la boucle bouclée : après avoir clamé haut et fort qu’elle n’aura pas à faire au Hamas tant qu’il ne changera pas, après l’avoir menacé d’isolation, la communauté internationale est en train d’isoler Israël. Cela prendra une semaine ou deux, la Russie y veillera et les raisons sont loin d’être celles que l’on pense.

 

 

Par Martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Samedi 11 février 2006 6 11 /02 /Fév /2006 17:35

Hamas a gagné, Hamas gagnera !

 

Il n’a pas fallu une semaine pour que la Russie -membre du Quartette déclarant à Londres que rien ne sera fait avec le Hamas tant qu’il ne changera pas sa Charte pour reconnaître le droit a l’existence d’Israël, renoncer à la violence et épouser les accords préalables- par la voie de M. Poutine change la donne. Il vient d’annoncer sans fioritures aucunes que la Russie n’a pas considéré le Hamas comme organisation terroriste et qu’il se propose d’inviter ses dirigeants à Moscou. Vingt-quatre heures après la France lui emboîte le pas déclarant que l’initiative russe lui convient.

 

M Poutine a utilisé comme argument majeur l’élection démocratique par laquelle le peuple palestinien a donné la majorité au Hamas. Et qu’il faut respecter. Comme la Russie a respecté l’élection démocratique de Hitler avec lequel elle a eu d’excellentes relations (y compris en lui livrant des communistes allemands) en signant, juste avant que la guerre ne se déclenche, le fameux Pacte Molotov – Ribbentrop.

 

Ce point d’histoire rappelé, que veut la Russie  ?

 

La Russie , après s’être refaite une santé avec l’aide massive de l’Europe et des Etats-Unis (report de dettes, démembrement d’armes nucléaires payé par les Etats-Unis, complicité vis-à-vis de sa guerre en Tchétchénie, etc.,) a pris la décision stratégique de récupérer son statut de deuxième puissance mondiale sans laquelle rien ne puisse être fait. Premier champ d’action (car agir en Afrique a été ruineux et sans résultats, agir en Asie  serait se mettre sur le chemin de la Chine et l’Amérique Latine semble trop versatile avec des dictateurs fantasques ou de démocrates obsessionnellement anti-américains) : le Proche et le Moyen Orient. Voilà la Russie allié aux régimes terroristes de l’Iran et de la Syrie , il était normal que la victoire du Hamas ajoute un maillon à la chaîne en cours de constitution.

 

Si l’on regarde les choses ainsi, la décision de l’Europe de laisser la Russie maître de l’enrichissement de l’uranium d’Iran est, pour dire le moins, inepte ou irresponsable, le cumul pouvant s’imposer. Pas seulement parce que rien ne prouve qu’elle ne donnera pas ce qu’il faut aux iraniens pour faire leur bombe. Surtout parce que l’on ne peut pas croire qu’elle ne voit pas, comme tout le monde, que la justification iranienne (besoin de sources d’énergie complémentaire) ne présente aucun caractère d’urgence pour au moins encore 100 ans compte tenu de ses ressources de gaz et de pétrole. Mais prendre la position qu’elle a prise, fournir des batteries de missiles (défensives) pour interdire toute attaque contre les centres nucléaires iraniens (connus ou secrets) présente un avantage évident : on s’oppose aux Etats Uns et on s’allie les « masses arabes ». Accessoirement, on espère atténuer le support musulman aux Tchétchènes. Le fait que dans toutes se diatribes (et posters) le Hamas s’identifie aux ennemis des Russes en Tchétchénie n’a pas l’air de gêner M. Poutine car, probablement, l’effet espéré est justement le contraire. Parler de transparence, clarté morale et éthique dans ses conditions est un exercice futile et sans intérêt.

 

Donc le Hamas n’est pas une organisation terroriste. L’Iran n’a jamais stipendié le Hezbollah au Liban ni le Jihad Islamique en Palestine ni des soldats d’Al Qaeda. Et la Syrie n’est pas liée à ce qui se passe au Liban depuis un an ni aux organisations terroristes palestiniennes.

Le Hamas veut simplement détruire Israël comme le président de l’Iran le souhaite aussi. Rien, jusqu’ici ne vient montrer une velléité de changement, au contraire. Ce n’est pas, cependant, une raison suffisante pour mettre en danger une approche stratégique, donc le Hamas viendra voir M. Poutine au Kremlin comme Yasser Arafat allait voir M. Brejnev. Ou comme M. Abbas qui a fait ses études à Moscou où il a obtenu un Doctorat avec une thèse niant l’existence de l’Holocauste.

Mais la  ? Que fait-elle dans cette galère ? A-t-elle si vite pris peur face aux menaces des masses musulmanes qui expriment spontanément leur colère pour la publication par Charlie Hebdo des caricatures connues ? A peine deux semaines après que son Président menaçait les états voyous ou les organisations terroristes de notre feu nucléaire ? Naturellement, elle emboîte le pas de la Russie sans accord préalable de ses partenaires européens. On peut parier que l’effet produit sur les Danois ou les Norvégiens laissé seuls devant les populaces musulmanes de loin ou d’Europe laissera des traces. Pauvres Danois, pauvres Norvégiens … Eux qui ont été les premiers à souhaiter (en Norvège) et décider (au Danemark) le boycottage de produits israéliens …Quelle dérision !

Dérision ? Regardez Hébron, en Cisjordanie : par décision du Conseil de Sécurité, prise à la demande de l’Autorité Palestinienne, une force internationale y stationne, elle est censée défendre les palestiniens de la soldatesque israélienne. Viennent les caricatures et l’armée israélienne doit défendre la force internationale de la populace excitée par le Hamas et le Jihad Islamique…

 

Voilà la boucle bouclée : après avoir clamé haut et fort qu’elle n’aura pas à faire au Hamas tant qu’il ne changera pas, après l’avoir menacé d’isolation, la communauté internationale est en train d’isoler Israël. Cela prendra une semaine ou deux, la Russie et son alliée, la France , y veilleront.

 

Par Martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 16:34

Ils vont tuer les juifs et les caricaturistes.

 

Pourquoi les caricaturistes ?

 

 

Les grands esprits de l’Occident libre, laïque et respectueux des droits de l’homme s’évertuent, qui à demander des excuses, qui à crier à la provocation, qui à rejeter toute idée de « guerre des civilisations » pour calmer les manifestations spontanées engendrées par les « caricatures ». De l’autre côté, le « Guide Suprême » (institution essentielle du démocratique Iran) a livré son explication : tout cela n’est qu’un complot sioniste. Et la Charte du Hamas (vous savez, l’organisation sociale et honnête qui vient remplacer le Fatah dont l’Europe ne s’est aperçue qu’il était corrompu que douze ans après Oslo …) prêche non seulement la destruction d’Israël (on s’en accommodera …) mais tuer les juifs ce qui est politiquement incorrect.

Faut-il que l’on soit sourd et aveugle pour ne pas voir, entendre et comprendre qu’une nouvelle forme d’antisémitisme a gagné le monde, répandu par l’islam (bien sûr, on dira tout de suite qu’il s’agit de celui « extrémiste » non pas de celui « modéré »).

Dans le temps jadis l’Eglise dont l’enseignement antisémite était prépondérant offrait aux « bons » juifs une porte de sortie : la conversion. Et elle persécutait les autres sans pour autant (sauf cas extrêmes et rares) les tuer. L’antisémitisme éclairé suggérait comme solution l’assimilation. La novation apportée par le nazisme a été qu’il a souhaité (et mis en application) la destruction de tous les juifs : il n’y avait plus de bons ou de mauvais, il fallait tous les tuer. Après la deuxième guerre mondiale, sous la domination intellectuelle de gauches diverses, l’Europe a offert une nouvelle porte de sortie pour aux juifs : devenir antisioniste. Il n’y a pas de solution de continuité  entre les diverses variantes, ce à quoi on assiste aujourd’hui c’est simplement l’identification d’Israël  comme juif des nations. Il fallait ajouter un codicille, c’est chose faite depuis que le président (démocratiquement élu) d’Iran prône « l’éradication » de l’entité sioniste. Au vu et au su de tous qui, pour donner le change, ont l’air de s’émouvoir comme devant une découverte.

Même Kofi Annan s’est ému. A croire qu’il ne se souvenait plus de la déclaration de son représentant personnel en Irak qualifiant Israël comme « le grand poison dans la région. ». Au moins les pays arabes laissent passer et l’Egypte (premier pays à avoir signé un accord de paix avec Israël) fait écrire Al-Gumhuriya (quotidien du gouvernement, sans doute libre d’écrire ce qu’il souhaite) « c'est les juifs, avec leurs mains cachées et dégoûtantes, qui sont derrière tous les ennuis, désastres et catastrophes dans le monde » comprenant, naturellement, les attaques du 11 septembre et les attentats de Madrid.

D’où est-il parti ce nouvel antisémitisme ? Regardons un peu les pays arabes. La Syrie , la Libye et l’Iran se trouvent sous la botte de régimes radicaux (cléricaux au pas). L’Arabie Saoudite et l’Egypte (le deuxième reçoit bon an, mal an, 2 Milliards de $ d’aide des Etats-Unis), principaux alliés de l’Amérique au Moyen Orient,  propagent des idées extrémistes même si eux paraissent modérés. Au Maghreb les régimes en place sont, peu ou prou, les otages des islamistes.

Quelque soit l’état arabe l’opposition principale est constituée par des obédiences islamistes radicales : les Frères Musulmans en Egypte ou en Syrie, le FIS en Algérie, etc., etc., Et vient s’ajouter le Hamas en Palestine, qui dans sa charte indique qu’il s’agit de la branche palestinienne des Frères Musulmans. Tout ce beau monde se réclame d’une lecture identique du Coran, pour simplifier, « tuer le juif où qu’il se trouve ».

Dès lors, ces régimes ou leurs oppositions ne cherchent pas des solutions négociées au conflit Israélo-arabe. Et il est vain de leur demander de le faire comme il est vain de demander au Hamas de reconnaître Israël. Il est vain puisque par delà « la terre » ce
qu’ils ne peuvent accepter c’est « le juif ». Changer cela veut dire veut dire renoncer à ce que le Coran demande aux musulmans : conquête du monde, islamisation, charia. Vaste programme.

Et on arrive aux caricatures. Le fait que les masses musulmanes, dont on ne savait pas qu’elles lisaient les journaux confidentiels danois (Jyssland-Posten est distribué uniquement par abonnement …) se sont mises en marche parce que l’on a caricaturé le Prophète pouvait rester un évènement sans lendemain. En revanche, ce qui perdurera c’est « le complot juif ». Piétiner des drapeaux danois (au fait, a-t-on remarqué qu’il y a une croix dessus ? Ce n’est pas blasphématoire pour les musulmans tellement respectueux des autres religions ?), c’est bien, mais rappeler que derrière tout cela se trouve le juif c’est encore mieux. Et l’année dernière, le site internet du Centre de Presse Internationale appartenant a l'Autorité Palestinienne a publié une série de caricatures : une d'entre elles, montre Ariel Sharon égorger avec un couteau de boucher un nourrisson palestinien. Certes, Ariel Sharon n’est pas un prophète. Il est simplement juif et en tant que tel concentre sur lui tous les pêchés d’Israël …

 

Caricatures ? Se souvient-on du reportage filmé par un journaliste italien pendant le lynchage de deux réservistes israéliens dans un poste de police palestinien ? Se souvient-on des militants du Hamas posant pour des journalistes et photographes en faisant semblant de jouer au football avec ce qu'ils affirmaient être des restes de soldats israéliens tués en 2004 à Gaza ? Rien de cela n’a été de nature à émouvoir les masses arabes. Ni l’assassinat filmé du journaliste Daniel Pearl (car juif) ni l’égorgement d’un sous-traitant américain en Irak (juif lui aussi).

 

Le négociateurs des accords d'Oslo (et ceux qui les ont applaudi) pensaient qu'Israël devait prendre le "risque de la paix" en donnant quelque chose de tangible (cession de territoires) pour quelque chose d'intangible, la promesse d'Arafat de ne plus utiliser la violence pour faire avancer les (en très grande partie) justes revendications nationales palestiniennes. Depuis 1993 (Oslo) il y a eu plus de morts israéliens suite aux attentats que pendant les 45 ans précédents d'existence de l'Etat d'Israël. Pendant ces mêmes années la question rituelle quand on soulignait que le régime d’Arafat n’avait ni foi ni loi, la question à caractère rhétorique était « qui gouvernera alors les Palestiniens ?  Ce sera le chaos »  Aujourd’hui on a la réponse, le peuple palestinien l’a donnée démocratiquement, le Hamas. Dont les deux objectifs prioritaires sont la destruction d’Israël et l’instauration de la charia en Palestine. Non pas l’éducation des enfants ou la création d’une économie non dépendante d’Israël ou, tout simplement, le nettoyage des rues de Ramallah ou des champs d’ordures de Gaza.

Donc, l’ennemi est le juif. Eh oui ! Il faut prendre la réalité telle qu’elle est. Il faut admettre que la « minorité agissante » que représentent aujourd’hui les terroristes islamiques n’est que le sommet de l’iceberg qui menace le vaisseau mondial. Il faut croire cette minorité quand elle dit qu’il s’agit d’une guerre de religion comme on aurait dû croire et prendre au sérieux  Mein Kampf ...

 

 

Guerre de religion affichée et, logiquement, prenant comme première cible  « les juifs », le christianisme ne venant qu’en suite …

 

De plus prendre les juifs pour cible n’a rien de fortuit -et d’une certaine manière rien à voir avec ce qui se passe au Proche Orient ; en effet, la seule religion à laquelle l’Islam pouvait s’opposer à ses débuts était le judaïsme : le tronc commun historique ne pouvait que devenir un handicap, il fallait (il faut) le détruire. Et comment ne pas comprendre que le discours d’un Bachir el Assad, Président d’une République héréditaire, au moment d’accéder au siège de membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, devant un Pape Jean-Paul II éberlué,  devait être pris au premier degré, comme l’expression des convictions d’un musulman évolué (éduqué dans les meilleurs écoles d’Angleterre, médecin de formation, qui devrait afficher un degré d’intelligence relativement élevé) : « les juifs sont de traîtres, ils ont trahi et tué Jésus comme ils ont essayé de trahir et tuer Mahomet, ils n’ont pas de place dans le concert des nations ». L’Occident s’est habitué à croire que le conflit proche-oriental est un conflit national ce qui a culminé par la fameuse formule « la paix contre la terre » qui a pu prendre le pas, pendant longtemps sur la réalité. Sans vouloir remarquer qu’il s’agissait d’une guerre de religions. Et l’Occident est en train de perdre la perdre comme les Etats Unis ont perdu (heureusement) leur guerre du Vietnam : dans la tête de leurs citoyens, non pas sur le champ de bataille.

 

 

Le spectre du terrorisme islamique (il faut appeler un chat, un chat) traverse l’Europe et le monde entier. Pourtant on oublie que s’il y a un milliard de musulmans il en reste cinq qui ne le sont pas … Le fer de lance de ces cinq milliards d’hommes et de femmes ne peut être que le monde occidental. Pourtant, par lâcheté (simplifions – Munich), par incapacité de s’organiser -cinquante années après la deuxième guerre mondiale l’Europe est toujours désunie, on trouve toujours les raisons de regarder ailleurs : économiques-pétrole, éthiques- la pauvreté du monde.

 

 

 Pourquoi les esprits éclairés du monde occidental se taisent-ils et laissent la scène uniquement à de journalistes pour moitié incompétents et pour moitié aveuglés par leur haine du monde libre, haine héritée de leur appartenance aux mouvements anarcho-trotskystes des années 60 et 70 ? S’agissant d’une guerre de religion, si nous voulons que les enfants de nos enfants vivent dans un monde comme celui que nous avons connu, il faut que l’Occident fasse ce qu’Israël fait : parler clair, se battre pour sa survie, ne pas céder aux sirènes de l’abandon.

 

 

Citer Nietzsche s’avère approprié car ce dont il s’agit (et que les esprits nobles occidentaux acceptent sans rechigner) c’est d’une « nation » qui nous exècre : « la nation arabe dont l’antisémitisme date de toujours et qui ne pourra cesser avant que le monde soit, par elle, conquis. »   

 

Par Martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /Fév /2006 14:19

 

Un silence assourdissant

 

250.000 morts en Algérie pour avoir empêché le FIS d'arriver, démocratiquement, au pouvoir, 50.000 morts sous nos yeux au Darfour, des milliers de morts (chrétiens) au Nigeria (musulman), le monde musulman, pas du tout affecté, ne s'est mis en marche que pour les douze caricatures publiés par un quotidien danois. Car blasphématoire par rapport au Prophète.

 

Laissons les spécialistes débattre de la question existentielle « a-t-on le droit de peindre ou dessiner l'image du Prophète ». Observons qu'il n'est que le représentant d'Allah sur terre et qu'a ce titre il a épousé les querelles de ses semblables qu'ils soient coreligionnaires ou infidèles. Pour ceux qui veulent s'en convaincre il suffit de visiter le site 1. Simplement, on se souviendra qu'il a passé au fil de l'épée des tribus entiers et que le feu et le sang ne le rebutaient pas pour laisser au monde de ses héritiers trois possibilités : la conversion, la dhimmitude ou la mort. L'islam, comme tout le monde le sait, est une religion de paix et d'amour.

 

Les ambassades du Danemark et de la Norvège , livrées par les autorités syriennes à la populace, ont brûlé à Damas. A Gaza, où le Hamas règne en maître depuis que, démocratiquement, le peuple les a choisi pour réaliser les deux objectifs majeurs (destruction d'Israël et instauration de la charia) les bureaux de l'Union Européenne ont été saccagés et fermés. Ce qui n'empêche pas les "responsables" d'attendre que l'Europe continue à verser sa manne, 500 Millions d'euros par an. Ni la Commission de Bruxelles de se taire.

 

Pendant ce temps, un silence assourdissant se répand sur l'Europe des droits de l'homme et de l'état de droit, qu'elle soit officielle ou représentante de la "société civile". L'officielle  se tait. Que l'on brûle des ambassades de ses Etats membres n'a pas l'heur de l'émouvoir. Les "grands" (France, Allemagne, Italie, Pologne) se taisent et l'Angleterre par la voix de son ministre des affaires étrangères (celui qui depuis trois ans participe à l'apaisement de l'Iran en lui donnant le temps d'enrichir son uranium), par une pirouette, renvoi dos-à-dos les islamistes et les caricaturistes ...

 

A partir du moment où l'Europe n'a pas eu le courage d'inscrire dans le préambule de sa constitution avortée qu'elle est héritière d'un système de valeurs judéo-chrétiennes (ou simplement chrétiennes) la messe était dite (sic!). L'Europe acceptait, ipso facto, une transition vers une société qui, directement ou indirectement, allait vivre sous la contrainte de la charia. Quant à la Turquie , dont la laïcité est garantie par l'armée, acceptée en Europe elle nous ouvrait un nouvel horizon existentiel ! Avec l'espoir, toutefois, que les armées européennes procèdent de la même manière.

 

Naturellement, on trouvera rapidement que ... si le conflit israélo-arabe était réglé tout serait différent. Mais, comme d'un côté, Israël n'a pas vocation suicidaire et, d'un autre côté, le monde arabo-musulman veut sa disparition, il faudrait trouver une solution. Finale, si possible.

 

Et voilà le nouveau président de l'Iran (lui aussi choisi démocratiquement par quinze ou vingt millions d'iraniens) qui propose à l'Europe une solution simple : vous accordez un territoire aux juifs d'Israël qui y seront transférés illico. L'Europe n'a pas, vraiment, pris la mesure de l'intérêt de cette solution. En regardant les choses sans passion, on devrait remarquer qu'après avoir essayé d'annihiler "la race juive" avec le concours de son bras armé - l'Allemagne nazie - l'Europe a perdu au change : après la shoah les juifs sont partis (un million ?) et on a accepté l'arrivée de 8 - 9 - 10 millions de musulmans. Le bilan reste à faire pour savoir s’il est positif : regardons la contribution au monde moderne des quelques millions de juifs en Israël et des populations musulmanes en Europe. De plus, les juifs n'imposaient pas -directement ou indirectement- leur "loi » tandis que la charia attend au coin de la rue.

 

Bref, si l'Europe qui au lieu de continuer à verser sa manne sur des populations qui l'exècre (Gaza par exemple) ou à l'intérieur de ses frontières sur des populations dont la "victimisation" est le fer de lance pour la conquête de droits, accepte la proposition
iranienne ...elle serait doublement gagnante. Le seul hic vient du fait qu'Israël ne l'entend pas de cette oreille. Mais, cela, ce n'est pas nouveau, c'est toujours les juifs qui empêchent le monde de tourner en rond ... D'ici à apprendre que le caricaturiste danois était juif ...

 

Sic transit gloria mundi ... Et quand la peste (rouge, brune ou verte) commence, on commence toujours avec les juifs. Ou les caricaturistes ! Le cumul n'étant pas interdit, les amis danois le constatent.

 

 

Akhbar al-Khalij, January 29, 2006 (Bahrain)

 
La caricature indique que la controverse liée à la publication des caricatures est le résultat de la pénétration du Sionisme au Danemark : le fromage danois a donc la forme de l'Etoile de David et, dès lors, on appelle à son boycott.


1. http://info2us.dk/muhammed/

 

Par Martin - Publié dans : France - Géopolitique
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