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France - Géopolitique

Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 15:57

 

Loin de LA, de ses Oscars et du succès (bravo !) d’un film français obtenant, pour la première fois dans l’histoire du cinéma français cinq Oscars, des lecteurs du blog ne se laissent pas conter … Et les questions qu’ils posent méritent, il me semble, réponse. J’essaye de synthétiser (pour ne pas trop ennuyer …).

 

Pourquoi les Etats Unis veulent-ils arrêter Israël de détruire (toute ou partie) le programme nucléaire militaire iranien ?

 

a.     ayant tourné le dos aux craintes d’Israël depuis que BHO est président, les EU affichent clairement une nouvelle doctrine fondée sur deux concepts : (i) aucune projection de force (et encore moins une activité « cinétique ») si leurs intérêts ne sont pas directement menacés et (ii) le rapprochement avec le monde arabo-musulman (une force mondiale car nombre, ressources et retards géopolitiques – le tout pouvant être utilisé pour le renouveau des EU) ; l’illustration est venue en 2011 – le « printemps arabe » et, en particulier l’Egypte : les EU ont sacrifié Moubarak aux intégristes Frères Musulmans (les assassins de Sadat …) que des responsables américains ont qualifiés de « laïcs » … et dont ils ont fait l’allié principal des EU au Proche Orient ; qui l’eut cru ? « Une organisation qui représente l'un des plus fanatiques et dangereux des groupes islamistes, pour qui la violence et le terrorisme sont ancrés dans leurs gênes. Farouchement anti-occidental, anti-chrétien, antisémite, engagé à imposer la charia pour arriver au califat mondial - et prêt à employer tous les moyens pour atteindre ses objectifs " (IL – JP)

b.     les soucis d’Israël ont, pour l’essentiel, comme sujet l’Iran : en arrivant, BHO a proposé à Israël un marché – Israël fait la paix avec les palestiniens et les EU s’occupent de l’Iran (« toutes les options sont sur la table ») ; quatre ans après, nonobstant la tentative de BHO de réduire Israël aux lignes d’armistice de 1948 (en changeant ainsi une politique vieille de plus de 40 ans fondée sur une résolution de l’ONU ayant mis fin à la guerre de 1967), les EU ne se sont pas occupés de l’Iran laissant ce dernier continuer son programme nucléaire militaire à la faveur de « négociations et sanctions » qui n’ont rien apporté ; les soucis d’Israël sont de nature existentielle car les mollahs répètent tous les jours de la semaine leur volonté de détruire Israël ;

c.      BHO veut arrêter Israël de lancer une opération militaire contre l’Iran car (x) ceci « enflammera » le monde arabe (bien que certains états seront prêts a applaudir en cachette) et ceci sera contraire au deuxième concept de base de sa politique étrangère, (xx) ceci pourrait faire grimper le prix du pétrole à des niveaux inconnus (mais pouvant créer des contraintes économiques aux  EU avant les élections présidentielles …) et (xxx) parce que cela démontrera encore plus clairement l’échec de la politique proche orientale de BHO depuis quatre années.

 

Les EU ne s’opposent-ils pas parce que leurs informations montrent que l’Iran ne veut pas « la bombe » ? Et aussi parce qu’ils ne croient pas à la capacité d’Israël de réussir ?

 

d.     certes, les informations des uns et des autres peuvent ne pas dire la même chose mais, enfin, comment peut-on croire que ce pays accepte d’être mis au ban du monde, subir des sanctions « de plus en plus mordantes » s’il n’a pas quelque chose à cacher ? Si son programme nucléaire est uniquement civil qu’est-ce qu’il empêche d’ouvrir toutes les portes de tous les sites « nucléaires » (il en a deux douzaines) et montrer urbi et orbi que l’on lui fait un mauvais procès ?

e.     le faisceau d’indices concordants accumulé par l’AIEA est tel que plus personne ne croit les iraniens, sauf -en apparence tout au moins- les EU ;

f.      non, les EU s’opposent parce que (deuxième concept de la politique étrangère de BHO) leurs intérêts pourraient être menacés (pétrole, présence au Proche Orient, etc.,), intérêts devant lesquels le sort d’Israël n’a pas beaucoup d’importance (sauf pour amadouer les donateurs juifs démocrates, première force de frappe pour l’élection présidentielle …) ;

g.     oui, à entendre L. Panetta ou le Général Dempsey (qui considère les mollahs fanatiques qui attendent le Mehdi … comme un acteur rationnel !), une action militaire israélienne ne pourra pas faire grande chose,  sauf d’avoir des conséquences incommensurables ; il y a, d’évidence, une action concertée de pratiquement tous les échelons décisionnaires américains pour faire en sorte que l’on décrédibilise une action israélienne tout en montrant aux iraniens que les EU ne sont pas solidaires d’Israël ; la mémoire des décideurs est courte … la guerre de six jours quand Israël a détruit les armées arabes de cinq pays en moins de six jours ? Entebbe ? la destruction de l’Osirak (1981, 2000km aller/retour), la destruction des postes de commandement de l’OLP à Tunis (un raid aérien de 4.600 km aller/retour en 1985 …) ; la destruction du réacteur syrien/Nord coréen ? Quelques exemples qui devraient faire réfléchir les gens quant à ce qu’ils savent sur les capacités d’Israël … Et dans le concert des « ce ne sera pas possible » voilà une voix différente : Hans Rühle, un des experts les plus réputés du temps de la « guerre froide » vient de publier dans Die Welt un papier avec le titre révélateur « Comment Israël peut détruire le programme nucléaire iranien ». Fort de ce qu’il sait, il prédit qu’Israël est capable de détruire le programme militaire iranien sans qu’il puisse être repris pendant dix ou vingt ans … Et les EU ne le savent pas ? Allons …

h.     le drame qui se prépare si l’Iran n’est pas arrêté dans sa course vers la bombe se résume en quelques constats simples : Israël devra vivre avec une épée de Damoclès sur sa tête (ce qu’elle n’acceptera pas), l’Arabie Saoudite, la Turquie et peut-être l’Egypte se doteront de moyens nucléaires militaires car ils ne pourront pas faire autrement devant leur ennemi de 1400 ans (chiite contre sunnites …), le traité de non prolifération volera en éclats et le monde se trouvera avec de possesseurs de moyens nucléaires dont la prise de décisions ne sera pas, réellement, rationnelle …

 

Si Israël lance une opération militaire contre l’Iran que feront les EU ?

 

i.       en ce moment, les EU font tout ce qu’ils peuvent pour qu’il ne se trouvent pas devant une telle éventualité ; deux théories ont cours déjà (y) BHO a de nouveau écrit au « Guide Suprême » iranien en lui offrant de laisser l’Iran enrichir de l’uranium (soi disant pour des besoins civils … et ce en dehors des obligation de l’Iran contractées dans le cadre du Traité de Non Prolifération …) à condition que l’Iran ouvre ses sites aux inspecteurs de l’AIEA qui rapporteront ensuite que le programme iranien n’est que civil et (yy) BHO ne fait rien pour la Syrie (on se souvient que l’intervention en Libye a été décidée car « il y avait danger d’un massacre » … tandis qu’en Syrie on compte déjà plus de 7.500 morts …) car il espère que la Russie de M. Poutine le suive dans son approche pour l’Iran s’il laisse en place le boucher ophtalmologue de Damas – vous allez voir, bientôt M. Poutine proposera de laisser l’Iran enrichir de l’uranium ce à quoi la « communauté internationale » s’est opposée depuis des lustres et lancer des mises en garde à Israël ….;

j.       si, un jour, à « 3 heures du matin » BHO apprend qu’Israël a lancé une opération militaire contre l’Iran, il se trouvera devant le champ de ruines de sa politique étrangère :

 

Ø  si, comme il est probable, l’Iran s’en prend à des intérêts américains (troupes en Afghanistan, bases militaires un peu partout, voie maritime Détroit d’Hormuz, etc.,) il ne pourra que réagir ;

Ø  il ne pourra que réagir car la grande majorité du peuple américain se sentant solidaire d’Israël, BHO perdrait autrement toute chance d’être réélu en novembre ;

Ø  et si les supplétifs de l’Iran (Hezbollah, Hamas, Syrie) entrent dans la danse il assistera à la destruction du Liban et, sans doute de la Syrie – avec des pays arabes come l’Arabie Saoudite lui disant « on vous l’avait bien dit » …

 

Est-on sûr qu’Israël lancera une opération militaire ? Il semblerait que leurs services de renseignement et une partie des militaires ne le conseille pas.

 

Oui, c’est vrai ; Entebbe ? déconseillé, destruction de l’Osirak, déconseillée, OLP à Tunis ? déconseillé, Dar-el-Azur ? déconseillé … On oublie qu’en Israël les décideurs sont les politiques … Et les politiques, aujourd’hui, les deux ayant la plus grande importance sont – un de droite et un de gauche, les deux ayant la conviction que leur pays ne peut pas vivre avec un Iran nucléaire. Et sauf les respect qu’ils doivent à BHO (enfin, ce qu’il en reste …) ils feront ce que leur conscience et les possibilités de leurs militaires leur diront de faire.

Téhéran, Avenue Kargar

Teheran-banner.jpg

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 20:05

 

 

Pas un jour ne passe sans que l’on n’entende (derrière le brouhaha créé par les vitupérations réciproques des candidats aux élections présidentielles, amplifiées par les caisses de résonance constituées par de     « journalistes »     (à 90% marqués à       gauche …) « les cercles autorisés » prédire une attaque imminente des installations nucléaires iraniennes par Israël.

 

C’est vrai, le gouvernement israélien (on oublie souvent qu’il est le résultat d’élections libres …) prend au sérieux les menaces iraniennes répétées par ses plus grandes autorités quant à leur décision « d’éradiquer Israël de la face du monde ». Certes, le monde occidental a l’habitude de croire qu’il s’agit, simplement, de postures exagérées pour faire peur à ses ennemis probables. Cependant, après une douzaine d’années (en réalité plus de deux douzaines d’années) le monde occidental comprend qu’en laissant l’Iran se doter d’un arsenal nucléaire c’est l’équilibre mondial qui sera menacé.

 

Une course à l’armement nucléaire commencera, les principaux protagonistes seront l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie – au moins au départ … Et cela dans une des régions du monde qui concentre l’essentiel des réserves connues d'hydrocarbures. En clair, le monde occidental, après des années d’atermoiements, après s’être laissé mené par le bout du nez par des iraniens rompus aux techniques idoines pour gagner du temps, il a compris que le problème dépasse largement le cadre d’un conflit que l’Iran souligne comme étant religieux (« tue le juif », dit le Coran et, surtout, pour que le Mehdi puisse venir et assurer une paix mondiale sous la bannière de l’islam). Dès lors, on se trouve dans une alternative simple : l’Iran, et ses dirigeants dont le fanatisme n’est plus à démontrer, disposera d’un armement nucléaire ou quelqu’un fera le nécessaire d’une manière militaire. Certes, il se pourrait aussi qu’une fois en possession d’une arme nucléaire, les mollahs décident de ne pas l’utiliser. Il s’agit cependant de jouer à la « roulette russe » avec des gens qui mettraient cinq balles dans le barillet du revolver ce qu’Israël n’a pas, vraiment, tendance à accepter. Israël a d’autant moins tendance a accepter cela que les exemples historiques ne manquent pas : la Chine de Mao disait dans les années 60 qu’elle pouvait supporter une attaque nucléaire car des 600 millions de chinois (population à l’époque) il resteraient quand même au moins 400 millions tandis qu’il n’y aurait plus d’Etats Unis … Et Staline pour lequel les trente millions de morts russes des années trente n’étaient que des statistiques, n’arrêtait pas de menacer le monde occidental d’une destruction nucléaire. Alors, quand les dirigeants iraniens disent qu’avec une seule bombe sur Tel Aviv il ne restera plus de juifs au Proche Orient (pas d’arabes musulmans non plus mais … ce sera des victimes collatérales …) tandis que l’Iran continuera à exister avec au moins la moitié de sa population actuelle (71 million) Israël tend l’oreille.

 

Pourtant, ce n’est pas le monde occidental qui se prépare à mettre fin aux velléités iraniennes par la force, il voudrait que ce soit Israël (à tout prendre, les Etats Unis) qui fasse le sale boulot. Regardons une comparaison rapide des deux pays :

 

Comparaison-Iran---Israel.jpg

 

C’est vrai, Israël avec une population dix fois plus petite que celle de l’Iran dépense plus de 6,5% de son PIB (env. 217 Mrds $ pour sa défense soit 1.200 €/ habitant/an tandis que l’Iran dépense 2,5% de son PIB (331 Mrds$) soit env. 75 €/habitant/an. Ceci veut dire, en clair, qu’Israël doit être mieux préparé pour une guerre que l’Iran. Et que le fait de disposer (selon les sources occidentales, jamais confirmées par les dirigeants d’Israël) d’un arsenal nucléaire et d’une capacité de première frappe (fusées) et de deuxième frappe (sous-marins) devrait rendre ce pays serein. Est-ce à dire que ce pays doit faire le sale boulot ?

 

Le gardien du monde, la seule super puissance actuellement, pourrait faire le travail. Comparez ce qu’Israël devrait faire pour arriver en territoire iranien :

 

Capture-d-ecran-2012-02-23-a-11.34.11.png

 

avec les bases militaires américaines au Proche et Moyen Orient :

 

US-bases.jpg

 

      Chaque étoile = base américaine … et BHO a eu le Prix Nobel pour la paix

 

Bien sûr Israël n’est pas serein. Surtout parce qu’à jouer au chat et à la souris comme le monde occidental le fait avec l’Iran n’est pas rassurant pour elle. Continuer comme on le fait aujourd’hui, on risque d’apprendre que l’Iran a la bombe un jour quand Tel Aviv disparaîtrait … Et peu lui chaut que ce jour là l’Iran cessera d’exister, quoi qu’ils en disent ses dirigeants …

 

Rien n’est clair dans ce qui se passe entre (a) la décision de l’Europe de ne pas s’en mêler quitte à jouer le sort d’Israël aux dés, (b) la volonté des Russes de laisser les occidentaux prendre des risques et supporter les conséquences, surtout, si elles se révèlent désastreuses pour eux, (c) la décision des Etats Unis de BHO de « jeter sous le bus » Israël dans la perspective d’un rapprochement définitif avec le monde musulman.

 

Alors ? Effectivement, il semblerait que la paix du monde est suspendue à la décision qu’Israël va prendre. Comme elle ne peut pas vivre avec une épée de Damoclès constituée par une arme nucléaire entre les mains de mollahs fanatiques (que le soldat No1 des Etats Unis, le Général Dempsey, considère comme « acteurs rationnels » …) il n’est pas exclu qu’elle fasse ce qu’elle a fait en 67 (guerre de six jours), à Entebbe, en détruisant l’Osirak (fourni par la France au dictateur sanguinaire Saddam Hussein) ou en détruisant le réacteur nord-coréen installé en Syrie (sans que personne ne sache comment cela a été fait) : prendre l’initiative et détruire toute ou partie du programme nucléaire iranien.

Mais sachant que le silence est d’or, ce pays suit le conseil de Tuco (Le Bon, la brute et le truand) : When you have to shoot: shoot. Don’t talk.

 

Et Israël ne parlera pas. Mais résumons :

 

  • la France «l’Iran avec la bombe, Iran bombardé »

  • l’Allemagne « la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’Allemagne » mais est le premier partenaire commercial européen de l’Iran ;

  • la Russie « premier fournisseur d’armes de l’Iran »

  • les Etats Unis (BHO) « toutes les options sont sur la table » mais n’arrête pas de tenter d’amadouer les mollahs en envoyant missive après missive au « guide suprême »

 

et tout ce beau monde (j’ai oublié la Perfide Albion) donne des conseils à Israël, conseils à travers lesquels on voit clairement qu’ils s’en fichent comme d’une guigne de son sort, comptables anxieux comme ils sont du nombre de barils de pétrole qui passent par le Detroit de Hormuz.

 

N’insultons pas l’avenir. L’élection présidentielle américaine verra peut être la fin d’un règne pendant lequel rien n’a compté que le monde musulman. Et peut être l’Oncle Sam reviendra à son chapeau ancien …

 

 

 

 

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Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 11:23

 

 

Accrochés aux radios et au télévisions qui nous font vivre, par anticipation, l’élection d’un ectoplasme inconsistant promettant « une autre politique, juste, prenant aux riches pour donner aux pauvres … et autres ejusdem farinae » mais soutenu par les deux ou trois partis trotskistes qui survivent encore et par la « secte » du Colonel Fabien dont le secrétaire général a été nommé pour des raisons héréditaires, nous n’avons plus la capacité de voir ce qui se passe dans un des endroits du monde devenus le plus important sujet de géopolitique.


Ce dont il est question c’est de constater la présence de trois approches visant la destruction du seul pays démocratique (j’aurais voulu dire « civilisé » mais se référer aux civilisations1… n’est plus en odeur de sainteté depuis récemment …) de la région : (a) la plus rapprochée – celle des « partenaires pour la paix » i.e., M. Abbas, (b) à moyenne distance celle de certains pays européens (Suède et Norvège, en premier lieu, mais loin d’être seuls en Europe) et (c) au loin, le pays de mollahs qui a inscrit sur le frontispice de sa politique étrangère l’ardente obligation de la destruction de l’état juif, Israël.


(a) Seul peuple dans l’histoire du monde à « lutter » pour l’établissement d’un état que lui même a rejeté six fois (Commission Peel dans les années 30, partage de la Palestine en 1947/8, traité de paix israélo-égyptien en 1977, Camp David 2000, paramètres Clinton – Taba 2001 et projet Olmert en 2008), il n’arrive pas à faire comprendre au monde entier que ce qu’il veut n’est pas un état à soi mais l’état qui s’appelle Israël : soit par sa destruction démographique soit par sa conquête militaire. Les palestiniens n’arrivent non plus à comprendre que ce qu’ils veulent n’est ni à leur portée ni à celle de ceux qui les soutiennent. Et, comme disait Abba Eban, « ils ne ratent pas une occasion de rater une occasion » : en refusant dernièrement des pourparlers de paix avec Israël sous la pré-condition fallacieuse de « l’arrêt de constructions en Judée et Samarie » et en répétant, ad nauseam qu’ils ne reconnaîtront jamais le caractère juif de l’état nation des juifs, Israël, ils sont en train de démontrer au monde entier que la solution « deux états pour deux peuples » n’est pas de mise. Et plus le temps passe, moins de chances ils auront à avoir leur état … Et ils feront quoi ensuite ? Peut-être quitteront-ils le Proche Orient comme les arabes ont fait partir les chrétiens du Liban, de l’Irak et … même de Bethleem ! En attendant, les « modérés » du Fatah se rabibochent avec les terroristes du Hamas, voué, lui, corps et âme, ouvertement, à la destruction d’Israël, devant un monde occidental ébahi qui ne sait plus à quel saint se vouer … sauf à se déjuger, une fois de plus, en renonçant aux trois conditions sine qua non pour tout « gouvernement » palestinien : renoncer à la terreur, reconnaître Israël et accepter tous les accords conclus par Israël avec l’OLP et l’AP.

 

(b) parlons-en du monde occidental – les tentatives visant le boycott des produits israéliens apparues premièrement en Suède et Norvège d’une manière ouverte, se diffusent de plus en plus surtout dans les pays qui, naguère, n’avaient rien fait pour défendre « leurs » juifs de la barbarie allemande ; certes, on oublie que si on veut boycotter les oranges et les avocats israéliens on devrait aussi boycotter les ordinateurs dotés de wifi (Centrino d’Intel crée, développé et fabriqué en Israël), les téléphones portables, les équipements militaires comme les drones, les casques de combat des pilotes d’avions supersoniques, la protection des avions civiles contre les tirs de missiles2, les mesures actives pour la protection des véhicules blindés et un tiers de médicaments génériques vendus en France, le tout d’origine israélienne ! Content de subvenir aux besoins des palestiniens (« réfugiés » après quatre générations …) le monde occidental (essentiellement les Etats Unis et l’Europe) en faisant d’eux les récipiendaires de la plus grande aide par tête (environ 1.000 $/an) s’enfiche comme de l’an quarante de savoir que (enquête d’opinion récente) 66% des palestiniens acceptent la solution « deux états » seulement comme première étape avant la disparition d’Israël ou que 73% d’entre eux sont d’accord avec le précepte islamique selon lequel, un jour, tous les juifs seront tués …   


Alors ? Faut-ils croire l’allié américain quand (vu l’élection présidentielle qui s’approche) il jure être garant de la sécurité d’Israël mais n’arrête pas de « tendre la main » aux mollahs depuis quatre années et fait des Frères Musulmans son interlocuteur principal dans le monde arabe ? Ou Madame Merkel qui, la main sur le cœur, dit que la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’état allemand mais … laisse ses industries devenir le principal partenaire commercial de l’Iran avec des produits « à double usage » (civil et militaire) ? Ou même la France qui assure qui veut l’entendre quelle ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël ?


Ecoute Israël ! Dès que la première bombe atomique de l’Iran (que tous ces pays lui permettent d’avoir vu leur manque de volonté à s’y opposer) tombera sur Tel Aviv, ils viendront à ton aide ! Des bateaux hôpitaux en rade de Haiffa et d’autres pour évacuer des survivants miraculés, s’il en reste …


(c) et puis l’Iran – au moins ce pays ne tourne pas au tour du pot : depuis 1979 et l’avènement de la « république islamique » de Khomeiny l’Iran n’a cessé de prôner l’éradication d’Israël de la carte du monde. Et pour tous ceux qui pensent que le temps arrange les choses (ils sont nombreux à considérer que les menaces de l’Iran, du Hezbollah et/ou autres Hamas ne sont que des paroles verbales et que, tous comptes faits, il suffit d’attendre et faire preuve de générosité pour qu’elles changent …), depuis 2005 et son fameux discours, le clown Ahmadinejad répète à satiété ce que Khomeiny a inscrit en lettres de feu dans la politique étrangère de l’Iran : « Israël doit être rayé de la carte ». Voilà plus d’une vingtaine d’années depuis que l’Iran joue au chat et à la souris avec le monde occidental au sujet de son programme nucléaire militaire lancé en violation de ses obligations de signataire du traité de non prolifération nucléaire. Plus de 20 ans perdus (pas pour l’Iran …) en discussions stériles doublées de sanctions qui « vous allez voir, seront terriblement efficaces … », période pendant laquelle, à répétition, l’Iran prend l’initiative tous les deux ou trois ans et fait de « nouvelles propositions » … qui, discutées pendant quelques années ne font pas avancer les choses d’un iota. Mais pendant ce temps, le locataire de la Maison Blanche, Prix Nobel de la Paix (on n’arrête pas à se demander pourquoi …) a pris l’initiative de provoquer une réunion internationale pour raffermir les stipulations du traité de non prolifération nucléaire et … demande à Israël d’en devenir membre ! Au seul pays au monde menacé de disparition par des fanatiques religieux en quête d’un Graal atomique, pays ayant une superficie égale à 0,5% des territoires du monde arabe, seul parmi 23 pays arabes et 57 pays musulmans dont le seul facteur de cohésion, à part l’islam, est la haine du juif, on demande de renoncer à son arsenal (supposé) de moyens nucléaires militaires …

ooooo


Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il n'y a que deux catégories de gens dans le monde : ceux qui (ouvertement ou pas) veulent voir la disparition de cet état des juifs, et des juifs eux-mêmes, et ceux qui, tout en ignorant les raisons de la survie et de l'existence de ce peuple après deux diaspora (Babylone et Rome) et deux millénaires de persécutions ayant culminées avec la Shoah, n'entendent pas lui faire défaut dans sa défense. Aucune tentative des uns vers les autres n'a réussi, jusqu'ici, à accorder les deux positions, il est fort peu probable que l'on réussira à l'avenir. La tentation de la neutralité doit être prise en compte mais … elle ne change pas substantiellement la compréhension du sujet.


Dès lors, rien de mieux que de se souvenir du 614-ème commandement de la liturgie juive (E. Fackenheim) "Thou Shalt Not Give Hitler a Posthumous Victory" qui est aujourd'hui, peut-être, plus important que tous les autres. Comme de rappeler le passage de la Haggadah lu à la Pâque juive, tous les ans, depuis des millénaires : « Il n'y pas eu qu'un seul tyran qui ait essayé de détruire le peuple d'Israël, dans chaque génération des tyrans se sont levés pour tenter d'en faire autant »


Les derniers - Hitler, Nasser, Arafat et maintenant le clown dangereux Ahmadinejad ...


1 « Si tout se vaut, le cannibalisme n’est qu’une question de goût culinaire ». (L. Strauss).

2 Elbit C Music : http://www.youtube.com/embed/uVlERTFVSpo?rel=0

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 16:34

 

Même Dieu ne peut modifier le passé mais

les historiens le peuvent.

 

L’épigone de l’empire ottoman, « islamiste modéré » qui est en train de détruire les fondements laïques et démocratiques de la république née de la volonté de Kemal Atatürk, après avoir gagné des élections parlementaires deux fois va tenter de changer la constitution pour accéder (peut-être à vie …) à la fonction suprême. A laquelle il a fait nommer, il y a quelques années, un de ses complices : qui a copié sur qui ? Poutine sur Erdogan ou vice-versa ?

 

Mais sa volonté ne se résume pas à faire revenir la Turquie au califat. Il a comme ambition de reconstituer l’empire ou, à tout le moins, chevaucher le monde arabo-musulman pour redevenir le décideur d’une région qui va du Golfe Persique aux confins de l’Atlantique. Pour cela, le régime avait inventé une politique simple : zéro problèmes avec les voisins proches ou éloignés. Elle était censée amadouer tous les pays arabes du pourtour de la Mare Nostrum avant d’aller plus loin. L’existence d’Israël au beau milieu des pays musulmans du pourtour de la mer posant problème, il a utilisé toutes les occasions pour se détacher de ce pays, ancien allié, depuis des dizaines d’années. Jusqu’à y compris le menacer d’un guerre … La mise en place de la politique évoquée était en progrès quand, patatras, des convulsions de type « jacquerie » se sont déroulés dans des pays arabes sur le pourtour de la Méditerranée. Convulsions, très rapidement, considérées par le « politiquement correct européen » comme des révolutions démocratiques, les choix des rappels ne manquant pas mais le plus utilisé étant « c’est 1989, l’implosion du système socialiste de l’Est européen ».

 

En un temps record la politique « zéro problèmes » s’est transformée en « plein de problèmes » avec pas mal de pays : laissons de côté Israël mais la Syrie voisine (plus de 5.000 morts à l’actif de M. Asad, ami intime de M. Erdogan car ils passaient des vacances ensemble …) devenue un tonneau de poudre ; menace d’attaque par l’Iran dès que la Turquie (membre de l’OTAN …) a accepté la demande américaine d’installer un radar sur son territoire (tout en refusant de partager avec Israël les informations pouvant être obtenues) ; menace de guerre contre Chypre (et, partant, contre la Grèce, un autre membre de l’OTAN …) car s’opposant à l’exploitation de champs gazifières découverts par Israël et Chypre après des travaux de prospection multi-annuelles ; rupture diplomatique avec l’Arménie (car la Turquie n’a jamais mis en place la « commission historique jointe » pourtant promise pour faire lumière sur le génocide turc des arméniens en 1915) ; et, pour finir en beauté rupture diplomatique avec la France interdite dorénavant de survoler le territoire turc ou de faire accoster des bateaux de guerre dans les ports turcs. Ce qui est, cependant, curieux voire incompréhensible c’est le fait que l’administration BHO s’est acoquiné avec la Turquie de M. Erdogan en lui concédant un rôle majeur au Proche Orient bien que contradictoire avec la relation (auparavant) d’alliance avec Israël.

 

L’ami turc a essayé de prendre pied en Tunisie, en Lybie et en Egypte tout au long de l’année 2011. Il a jeté aux chiens, rapidement, le Ben Ali et le Moubarak mais seulement en fin de compte son ami Kadhafi qui lui avait décerné en 2010 « Le prix Kadhafi des droits de l’homme» (vous avez bien lu, ce n’est pas une galéjade …). Il a cru, comme les jean-foutre européens, que les jacqueries arabes allaient lui donner la possibilité de montrer un modèle « d’islam modéré soluble en démocratie ». Il n’a pas cru (comme l’Europe ou l’Amérique n’ont pas cru) que les Moubarak, Ben Ali voire Kadhafi avaient raison quand ils disaient être le rempart face aux islamistes. Et lui, comme tous les autres, ont eu à déchanter : gouvernement islamiste en Tunisie, majorité de 2/3 pour les islamistes (Frères Musulmans et Salafistes) en Egypte pour ne pas parler de la Lybie ou la première déclaration du « président du comité transitoire » (adoubé par BHL et, naturellement, par Nicolas Sarkozy) a annoncé la couleur : l’instauration de la charia …

 

Mais ce que la Turquie fait avec les pays arabes c’est son affaire (en oubliant qu’elle fait partie de l’OTAN et qu’une solidarité minimum est de mise entre les pays de l’alliance). Mais ce n’est pas son affaire quand il s’en prend à la France : menaces et chantages avant la discussion d’une loi par l’Assemblée Nationale, « représailles » politiques, militaires et, probablement, commerciales après la décision des représentants du peuple français de rendre pénalement répréhensible toute négation d’un génocide. Le sieur Erdogan n’aurait rien eu à dire s’il s’agissait de la Shoah ou du Cambodge ou du Rwanda mais … parler du génocide arménien, non ! Et il aurait eu la même réaction si on parlait des dizaines de milliers de Kurdes qu’il fait assassiner ou de l’occupation de la moitié du Chypre (5.600 chypriotes grecs morts et 160.000 personnes déplacées ayant fait place à une force d’occupation qui aujourd’hui encore dénombre 35.000 soldats) depuis bientôt 40 ans à l’encontre de toutes les résolutions de l’ONU (contraignantes …). Ou du fait que des centaines de milliers de grecs orthodoxes qui vivaient en Anatolie il n’en reste même pas un. Mais, naturellement, il ne manque pas une occasion de parler de « l’occupation » israélienne de Gaza (d’où Israël est partie il y a cinq ans …) ou des territoires disputés depuis 1967 et que lui, comme l’Europe, voudraient voir se transformer en un 22ème état musulman, si possible, en éradiquant par là même l’Etat Juif. Mais, les bien pensants de l'Occident sont toujours indifférents à l'épuration ethnique des non-musulmans, quand ils ne la soutiennent activement, comme au Kosovo.

 

Monsieur Erdogan ? C’est « (l’ir)résistible ascension d’Arturo Ui ». Un ancien vendeur de voitures, bateleur de foire, auteur présumé d’une pièce de théâtre inspirée des « Protocoles des Sages du Sion », ayant fait de la prison pour avoir insulté (trahi ?) la République Turque, manœuvrier politicien ayant réussi à démembrer le haut commandement militaire turque (garant de la laïcité du pays depuis Kemal Atatürk) en voilà un qui n’a pas froid aux yeux. Menacer la France ? Pour qui se prend-t-il ? Il devrait s’occuper à temps complet pour que son peuple (mortalité infantile de 25/1000 naissances normales soit quatre fois plus qu’en Israël …) ait suffisamment de baklava et de halva … pour adoucir son sort de pays en voie de développement qui, pour l’instant, s’en sort en ayant crée une énorme bulle immobilière !

 

Et c’est devant un tel personnage que les majors de nos élites, de droite et de gauche, trouvent moyen de s’excuser … Cela fait vomir que d’entendre Alain Juppé dire « à titre personnel, considère la loi votée comme non opportune » et l’ectoplasme inconsistant de gauche, je veux dire le « normal » François Hollande, dire que « l’on aurait pas dû voter la loi car manœuvre électorale de Nicolas Sarkozy » En oubliant que les députés socialistes l’ont votée presque tous …

 

Résumons : un personnage indigne de représenter un peuple (encore, que … chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite …), en train de rater le rayonnement de son pays, allant à l’encontre de ce qui faisait perdurer la paix sur le pourtour de la Méditerranée, trouve dans notre pays, parmi ceux qui -un jour- pourraient le diriger, des voix pour, en somme, l’approuver. Fût un temps quand cela s’appelait la trahison (… des clercs …).

 

Mais, en paraphrasant Caton le Censeur … il faut détruire Israël. Car Israël est l’ennemi, non pas le jihad ou l’impérialisme islamique.

Et tout le monde s’y met : BHO, directement ou via M. Erdogan, l’Europe qui n’a pas de mots trop durs pour ce pays tout en laissant passer sans réagir le vrai danger pour elle, à l’extérieur l’Iran et à l’intérieur la démographie galopante des populations d’origine musulmane. Et en laissant ses historiens apporter les preuves de l’absence de relation entre le peuple juif et le territoire duquel les musulmans (avec l’aide de tous ceux qui veulent bien les aider – Norvège, Irlande, Islande les premiers …) veulent l’expulser de nouveau … comme les perses, comme les Romains l’on fait dans d’autres temps

 

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Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 11:55

Do the Palestinians really support a two-state solution ?

 

The region we now call the Middle East is an elaborate mosaic. Among its peoples are the Arabs, denizens of the desert who became great conquerors and colonists. The Persians possessed a mighty empire in antiquity — and will again if Iran’s current rulers have their way. The most vibrant city of the Turks is Istanbul, the Christian capital known as Constantinople until it fell to Sultan Mehmed II in the 15th century. The Middle East also is home to such ethno-religious groups as Maronites, Druze, and Alawites; to powerful clans such as the Hashemites and the House of Sa’ud; to Kurds, a nation without a state, and to Jews, reestablished as a nation in their ancient homeland.

The other day, Newt Gingrich waded into this historical labyrinth, setting off a minor brouhaha by noting that only recently did Arabs on the eastern shore of the Mediterranean claim to constitute a distinct nation called “Palestine” — the name given to the area by Imperial Rome. On this basis, he referred to Palestinians as an “invented” people.

The accuracy of his statement is beyond dispute. In the wake of the Second World War, when the United Nations recommended partitioning Palestine into two states, it did not use the term “Palestinian” to refer to Arab-speaking residents. At that time, pan-Arabism, the idea of forming a single, united Arab nation, was far more compelling than any parochial identification. The question was how to divide what, for 400 years, had been a corner of the Ottoman Empire between the Arabs of Palestine and the Jews of Palestine. Of the two, the latter were, at that time, more commonly referred to as Palestinians. Their newspaper was the Palestine Post (now the Jerusalem Post), their contributions to the performing arts included the Palestine Orchestra (now the Israel Philharmonic), and their American-based charitable organization was the United Palestine Appeal.

From 1948 until 1967, Gaza and the West Bank were under Egyptian and Jordanian control respectively. No serious demands for a Palestinian state were heard. Only after Israel took possession of those territories in a defensive war against Egypt, Jordan, and other Arab states did Palestinian nationhood become the central issue in what had been, until then, the Arab- Israeli conflict. 

Gingrich was attacked from many quarters, among them the New York Times, where foreign-affairs columnist H. D. S. Greenway acknowledged that the former Speaker “is right that there has never been a state called Palestine” and that “Palestinian nationalism grew up as a mirror image of Israeli nationalism.” So what’s the problem? Greenway charges that Gingrich intended to “imply that the Palestinians are not worthy of a country of their own.”

Gingrich insists he meant no such thing. Anyone familiar with his thinking would not doubt that. After all, Americans are an invented people. Can you imagine Gingrich arguing that makes Americans less worthy of nationhood than, say, the Japanese?

Like most of us, Gingrich favors a two-state solution similar to the one the Palestinians were offered in 1948 and at Camp David in 2000. In these and other instances, the Palestinians said no. What does that imply? Perhaps that Palestinians — or at least those who lead them — are themselves insufficiently nationalistic.

That’s indisputably true of Hamas, the Iranian-backed Muslim Brotherhood group that rules Gaza. The Hamas Covenant invokes “the best nation that hath been raised up unto mankind.” But that nation is not Palestine. It is the Islamic nation which is to be revived as a caliphate, an empire of which Palestine would be only a province.

The Hamas Covenant asserts without equivocation that “the Palestinian problem is a religious problem,” adding that there can be “no solution . . . except through Jihad. Initiatives, proposals and international conferences are all a waste of time and vain endeavors.” As for Israel, the Covenant minces no words: “Islam will obliterate it, just as it obliterated others before it.”

Okay, but what about Hamas’s rival, Fatah, and the Palestinian Authority? In recent years, Western diplomats have placed much hope in Palestinian Authority prime minister Salaam Fayyad, who, I think it fair to say, has made a serious attempt to build institutional and economic foundations upon which an independent and viable Palestinian state might rest.

But as my colleague Jonathan Schanzer last week pointed out in Foreign Policy magazine, Palestinian Authority president Mahmoud Abbas has been methodically undercutting and marginalizing Fayyad. And Washington, Schanzer observes, instead of providing Fayyad “the support he needs to weather the storm, has chosen to stand on the sidelines.”

It gets worse. Abbas has been refusing to meet with Israelis until and unless they make major concessions in advance. Over the weekend, Khaled Abu Toameh, the distinguished Israeli (and Arab and Muslim) journalist reported that, in addition, “Abbas’s Fatah faction has declared war on all informal meetings between Israelis and Palestinians.” The Abbas/Fatah objection to such meetings, Toameh reports, is that they promote “the culture of peace” and are designed to “‘normalize’ relations between Israelis and Palestinians.”

Despite all this, there are many people who persist in the belief that the main obstacle to settling the Israeli-Palestinian conflict is Israeli intransigence, the unwillingness of Israeli leaders to “take risks for peace.” Such delusions are perhaps unavoidable when a “peace process” is predicated not on verifiable history and observable reality but on myth, wishful thinking, and willful blindness.

What would be an alternative? To say straightforwardly to the Palestinians: “If you want to develop as a nation and live in a state of your own, we will help you. But our support is not unconditional: You must be willing to compromise. You must be willing to make peace with the Israelis, who will be your neighbors. If, however, it is not Palestine to which you are committed but to a new anti-Western caliphate, and if building a Palestinian state is less important to you than ‘obliterating’ the State of Israel, we’re going to leave you on your own.”

What happens after that would be for Palestinians to decide and history to record.

— Clifford D. May is president of the Foundation for Defense of Democracies, a policy institute focusing on national security and foreign policy.

Par martin - Publié dans : France - Géopolitique
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